La police française met en garde contre une escroquerie par courrier électronique concernant les « taxes trop payées »
Les destinataires des réclamations par courrier électronique se voient devoir de l’argent par le fisc français
Un courriel frauduleux circule informant les gens qu’ils ont payé des impôts en trop et qu’ils peuvent donc prétendre à un remboursement.
La Gendarmerie du Rhône affirme, via une publication sur Facebook, qu’il faut rester vigilant face à de tels emails, dont elle a eu connaissance.
Dans tous les cas, vous devez toujours vérifier l’adresse de l’expéditeur. Dans le cas signalé, il provenait d’une adresse suspecte, sans rapport avec le fisc français.
Les emails légitimes de la Direction départementale des Finances Publiques (DGFiP) proviennent du domaine officiel @dgfip.finances.gouv.fr.
Dans les e-mails frauduleux, les délais sont souvent serrés, créant un sentiment d’urgence et ne permettant pas aux destinataires de réfléchir. Dans ce cas, l’e-mail fixait un délai de 48 heures pour demander un remboursement.
Si vous recevez ou interagissez avec un tel e-mail, ne cliquez sur aucun lien et ne fournissez aucune information personnelle.
Vous devez appeler rapidement la ligne anti-fraude de votre banque si vous pensez avoir cliqué sur un e-mail frauduleux et saisi des informations bancaires personnelles.
Il est important de rappeler que les remboursements d’impôts s’effectuent automatiquement par virement bancaire sur le compte déjà enregistré auprès du fisc. A aucun moment la DGFiP ne vous demandera par email de confirmer votre IBAN, de mettre à jour vos coordonnées bancaires, ou d’entreprendre une démarche pour obtenir un remboursement.
Les dates officielles pour ceux qui doivent recevoir un remboursement d’impôts payés en trop sont les 24 et 31 juillet, et dans ce cas, l’argent sera transféré directement sur votre compte bancaire sans aucune démarche de votre part.
Si vous n’êtes pas sûr de la validité d’un email, vous pouvez également vous connecter à votre espace personnel sur impots.gouv.fr pour vérifier si le même message apparaît dans votre boîte de réception sécurisée.
Si vous recevez ce type de message, vous pouvez le signaler à la plateforme d’alerte cybercriminalité PHARE.
