La France a refusé l’entrée à 200 Britanniques et 190 Américains en 2025

Plus de 1 100 citoyens britanniques se trouvent illégalement dans l’UE, selon des données officielles

Les autorités françaises ont émis plus de 100 000 ordres aux non-ressortissants de quitter le pays

La France a refusé l’entrée à 200 Britanniques en 2025, ce qui en fait le pays où la plus grande proportion de citoyens britanniques se sont vu refuser l’entrée dans l’UE.

Au total, 1.240 Britanniques se sont vu refuser l’entrée dans l’UE l’année dernière, indique Eurostat, l’organisme statistique de l’UE.

Après la France, les pays qui ont refusé le plus grand nombre de demandes étaient les Pays-Bas (125), l’Italie et la Pologne (80), le Portugal (75), ainsi que la Grèce et la Suède (70).

La grande majorité des Britanniques refusés à l’entrée dans l’UE l’ont été dans les aéroports, et non dans les ports maritimes ou aux frontières terrestres physiques.

Au total, 965 Américains se sont également vu refuser l’entrée dans l’UE, la France (190 cas) étant le plus grand pays à bloquer l’entrée, suivie par l’Italie (135), la Suisse (95), les Pays-Bas (90) et l’Irlande (80).

Au total, 132 600 personnes de nationalité non européenne se sont vu refuser l’entrée dans le bloc aux postes frontières.

L’Ukraine (26 975) était le pays le plus élevé, suivi de l’Albanie (12 430), de la Moldavie (11 660), de la Colombie (6 565) et de la Turquie (5 635).

Le Royaume-Uni se classe au 18e rang parmi tous les pays, devant les États-Unis (965 refus), le Canada (205 refus) et l’Australie (75 refus).

La France en tête des refus

Même si les motifs spécifiques de refus n’ont pas été indiqués pour chaque cas, les raisons les plus courantes pour empêcher des personnes d’entrer dans l’UE en 2025 étaient les suivantes :

  • Objet et condition du séjour non justifiés (30,3% des cas)

  • Dépassement de la règle des 90/180 jours (16,9 %)

  • Pas de visa ou de permis de séjour valide (15,3%)

  • Une alerte à leur entrée est émise (13,3%)

  • La personne ne détenant pas de document de voyage valide (8,7%)

Pour les Britanniques et les Américains, il est fort probable que la principale raison pour laquelle l’entrée leur a été refusée était le non-respect des règles des 90/180 jours et le calcul incorrect du temps qu’ils avaient passé dans le bloc avant de revenir.

La France est le deuxième plus grand pays de l’UE à refuser l’entrée à des voyageurs (12 210) derrière la Pologne (28 960), bien que les statistiques de cette dernière soient fortement faussées par sa frontière terrestre avec l’Ukraine.

Alors que plus de 90 % du total des refus en Pologne ont été enregistrés aux frontières terrestres, en France, la grande majorité des refus (82,6 %) ont eu lieu dans les aéroports.

Plus de 1 000 Britanniques présents illégalement dans l’UE

L’ensemble de données comprenait également des informations sur le nombre de personnes jugées « illégalement présentes » au sein de l’UE, avec 719 395 cas de ce type enregistrés en 2025. On ne sait pas exactement ce que l’on entend exactement par « illégalement présente » dans ce contexte.

Le Royaume-Uni ne représentait cependant que 1 125 cas dans l’ensemble de l’UE (les détails individuels des citoyens des États membres dans lesquels vivaient illégalement les citoyens ne sont pas fournis).

En revanche, les Algériens (70 905), les Afghans (42 635), les Marocains (39 030), les Ukrainiens (36 800) et les Bangladais (34 355) étaient les plus courants.

L’Australie (150), les États-Unis (920) et le Canada (210) figuraient parmi les pays où le nombre de citoyens présents illégalement dans l’UE était le plus faible.

La France est le deuxième plus grand pays de l’UE où des personnes ont été constatées en situation irrégulière (22,2 % de tous les cas), derrière l’Allemagne (23,4 %).

En d’autres termes, selon Eurostat, 2,3 personnes sur 1 000 en France vivaient illégalement dans le pays.

La France est celle qui a émis le plus d’ordres de quitter le pays (connu sous le nom d’OFTF) hors de n’importe quel pays de l’UE. Il en a émis 137 550 en 2025, soit un peu plus de 25 % de toutes les demandes de ce type dans l’ensemble du bloc.

Toutefois, 58,6 % des ressortissants tiers sont rentrés volontairement dans leur pays d’origine depuis la France, dont 41,4 % ont été renvoyés de force. Cela reflète largement les moyennes de l’UE (59,4 % volontaires, 40,6 % forcés).

Seule l’Italie a répondu que 100 % des retours vers des pays tiers étaient effectués de force, tandis que la Lituanie, la Tchéquie et la Lettonie ont toutes répondu que plus de 90 % de leurs retours étaient volontaires (même si les totaux étaient ici nettement inférieurs à ceux de la France).

En France, 71,9 % de tous les retours ont été assistés, ce qui signifie que « des organisations nationales ou internationales… fournissent un soutien à la réintégration des rapatriés », qui dans certains cas sont financées en partie par l’UE.

De son côté, l’Italie a aidé 100 % des ressortissants tiers, même si elle les a contraints à partir.

Des informations complètes peuvent être trouvées ici sur le site d’Eurostat.

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