Un hélicoptère de police mobilisé pour lutter contre une vague de cambriolages en Dordogne, dans le sud-ouest de la France
Les agents ont contrôlé 170 véhicules au cours de l’opération de trois heures
Les gendarmes de Dordogne ont mené une opération anti-criminalité à l’aide de barrages routiers et de surveillance héliportée pour faire face à la hausse des cambriolages.
L’opération s’est déroulée autour de Sarlat-la-Canéda le 18 août. « Toutes les unités de la compagnie de gendarmerie de Sarlat ont été mobilisées, ainsi qu’un détachement de trois réservistes, portant l’effectif à 18 militaires », explique le capitaine Giacomoni, commandant en second de la compagnie. Compagnie de Gendarmerie Départementale de Sarlat-la-Canéda (CGD).
L’opération a été organisée en réponse à plusieurs jours de cambriolages impliquant le vol d’outils électriques dans des entreprises de la région.
Selon la gendarmerie, ces vols, probablement le fait de bandes criminelles saisonnières opérant dans la région, avaient causé « d’importantes difficultés financières aux victimes ».
Points de contrôle mobiles sur les routes
Les points de contrôle routiers ont été installés à cinq endroits différents et se sont déplacés toutes les 45 minutes entre 15h00 et 18h00, permettant aux agents de couvrir différents itinéraires.
Au cours de l’opération, les gendarmes ont contrôlé les véhicules potentiellement liés aux cambriolages, principalement des camionnettes et des véhicules utilitaires.
« Il faut distinguer les vacanciers, très nombreux sur la route, des suspects potentiels » tout en « ayant le moins d’impact possible sur la circulation », a expliqué l’officier supérieur Cédric Bailly, chef de la brigade locale de Domme.
Assistance hélicoptère
Un hélicoptère AS350 Écureuil a également décollé du stade Meysset de Sarlat à 15h00.
L’hélicoptère a servi à soutenir les équipes sur le terrain et est resté en contact radio avec les contrôles routiers.
L’adjudant Vincent Gilbert, commandant de la section aérienne d’Égletons, pilotait l’avion, avec à son bord un mécanicien.
« Notre mission première est d’appuyer les agents sur le terrain, notamment en cas de fuite d’un véhicule d’un des checkpoints », a-t-il précisé.
« Voir la situation depuis les airs nous permet d’informer nos collègues en temps réel, et donc de réagir immédiatement. »
L’hélicoptère a également un effet dissuasif. « L’avion a un fort impact psychologique sur le public, et particulièrement sur l’adversaire », a déclaré l’adjudant Gilbert.
170 véhicules contrôlés
Au total, 170 véhicules ont été contrôlés au cours de l’opération de trois heures, mais aucun suspect n’a été arrêté en train de commettre un cambriolage au cours de l’opération.
Cependant, le capitaine Giacomoni a indiqué qu’une baisse des cambriolages et autres délits contre les biens est généralement constatée dans les heures et les jours qui suivent ce type d’opération.
L’opération a également donné aux agents des informations sur les véhicules et les personnes circulant dans la zone.
Les cambriolages peuvent être difficiles à enquêter
La gendarmerie a indiqué que les équipes de cambrioleurs sont souvent organisées et mobiles, se déplaçant par la route entre différentes zones.
« Les criminels qui commettent des cambriolages agir le plus souvent avec discrétion et avec la plus grande prudencelaissant peu de preuves matérielles derrière nous », a déclaré le capitaine Giacomoni.
Les contrôles routiers et la surveillance des flux de circulation constituent donc un élément important des efforts visant à identifier et à perturber les équipes mobiles de cambriolage.
