Qu’est-ce qu’un « revenu modeste » lorsqu’on parle d’aides et d’avantages en France ?
des questions
Le montant varie selon les régimes et selon la localisation du ménage
Question du lecteur : Les documents gouvernementaux et les demandes de subvention citent souvent un seuil de revenu « modeste ». Est-ce un montant officiel et si oui, quel est-il ?
De nombreux dispositifs français d’aides, subventions, avantages, etc., citent des critères de revenus dans le cadre de la demande.
Cela concerne généralement le niveau de revenu du ménage total du demandeur (et non celui de l’individu) et vise à garantir que les programmes profitent aux personnes appartenant aux tranches de richesse les plus faibles.
Les exigences en matière de niveau de revenu s’appliquent généralement au revenu du ménage. revenu fiscal de référence (RFR), soit en gros son revenu net imposable.
Ce chiffre est calculé par le fisc et figure sur votre relevé fiscal annuel (avis), envoyé l’été qui suit la déclaration de revenus de chaque printemps.
Lorsque vous postulez à des subventions ou à d’autres programmes d’aide, vérifiez les informations requises. Certains demandent le chiffre N-1 (le chiffre de l’année précédente), et d’autres le N-2 (le chiffre d’il y a deux ans).
Il existe parfois un sous-critère qui vous permet de diviser le RFR de votre foyer en fonction du nombre de « parties » à l’intérieur, ou au contraire d’ajouter un montant fixe en fonction du nombre de personnes dans le foyer (y compris ou hors personnes à charge).
Si un régime exige un montant de revenu différent, cela est généralement indiqué pour éviter toute confusion.
Alors, quelle est la définition d’un revenu « modeste » ?
Il n’existe pas de montant unique défini pour ce qu’est un ménage « modeste » (ou le plus bas « très modeste »), et le mot est interchangeable dans différentes situations.
Par exemple, le gouvernement français utilise parfois ce terme en relation avec les demandes de prestations des personnes qui travaillent.
Parallèlement, une étude du média Actu datant de 2025 classait « 12,6 % » des ménages en France comme ayant des revenus « modestes ».
L’organisme statistique français Drees calcule un revenu « modeste » comme étant compris entre 60 et 75 % du revenu « médian » des ménages français.
Cependant, cela n’est pas universellement reconnu et différents programmes d’aide fixent leurs propres limites.
La plupart des programmes de rénovation de logements utilisent des niveaux fixés par le Agence nationale de l’habitat(Anah, Agence nationale du logement).
Cela inclut le MaPrimeRénov’ le crédit-bail social pour les pompes à chaleur, ainsi que les certificats d’économies d’énergie et certains écoprêts à taux zéro.
Le niveau « modeste » varie alors en fonction du nombre d’individus composant le ménage (différent des calculs du RFR), ainsi que de la localisation du bien.
Par exemple, un ménage d’une personne résidant hors d’Île-de-France est considéré comme ayant un revenu « modeste » si son RFR est inférieur à 22 016 € (ou très modeste s’il est inférieur à 17 174 €).
Pour un couple, cela se situe en dessous de 32 198 € pour un revenu modeste, ou de 25 116 € pour un revenu très modeste.
Vous pouvez en savoir plus sur les niveaux de revenus pour 2026 ici.
D’autres dispositifs, comme le crédit-bail social pour véhicules électriques, s’appliquent également aux ménages aux revenus « modestes », mais dans des limites différentes. Dans la plupart des cas, les sites Web doivent indiquer les niveaux de revenus admissibles, ou des simulations officielles seront disponibles pour vérifier si vous êtes éligible.
