Lyon va inclure des contrôles thermiques dans les tests de condition physique à domicile

La ville prévoit de considérer les maisons dangereusement chaudes comme impropres à l’habitation, offrant ainsi aux locataires de nouvelles protections contre la surchauffe due à la canicule.

Le projet de Lyon fait partie d’un plan plus large visant à lutter contre bouilloires thermiques

Lyon est devenue la première ville de France à demander que la chaleur excessive des locaux soit prise en compte pour évaluer l’impossibilité d’habiter d’un logement.
d’un plan plus vaste pour lutter contre ce que l’on appelle bouilloires thermiques (« bouilloires thermiques ») – des maisons qui deviennent dangereusement chaudes pendant les vagues de chaleur.

Le maire vert Grégory Doucet a confirmé ce plan le 15 juillet, le décrivant comme un engagement de campagne désormais mis en œuvre, même si plusieurs détails doivent encore être finalisés. Actuellement, les évaluations de la qualité du logement en France, réalisées par les agences régionales de santé (ARS) ou les services municipaux de santé, prennent en compte des facteurs tels que l’humidité, un chauffage inadéquat et une électricité dangereuse, mais pas une chaleur intérieure excessive.

M. Doucet a déclaré que les maisons qui devenaient dangereusement chaudes à l’intérieur, en particulier celles sans volets ni stores pour bloquer le soleil, présentaient un risque pour la santé publique et devraient être couvertes par les règles nationales de décence en matière de logement.

Selon la proposition, les locataires pourraient signaler les maisons excessivement chaudes au service de santé de la ville, qui inspecterait la propriété.

Plutôt que d’appliquer une seule limite de température, les autorités affirment qu’elles examineraient principalement si une maison est capable de se rafraîchir. Les propriétaires qui ne parviendraient pas à apporter des améliorations pourraient recevoir des mises en demeure et éventuellement se voir imposer des amendes.

Reconnaissant que de nombreux bâtiments concernés sont anciens ou protégés (Lyon
compte environ 150 immeubles historiques classés, principalement dans des quartiers comme le Vieux-Lyon et la Croix-Rousse), la ville prévoit également un fonds de soutien pour aider les propriétaires modestes et les bailleurs sociaux à installer des équipements tels que des ventilateurs et des stores. Les critères d’éligibilité et les sources de financement sont encore en cours d’élaboration, le fonds devant être lancé au printemps 2027.

Selon une étude du groupement de locataires Locataires Ensemble, 62 % des logements interrogés dans la Presqu’île de Lyon sont qualifiés de bouilloires thermiques. Les spécialistes de la rénovation énergétique ont accueilli cette proposition comme une première en France, soulignant que des critères de surchauffe similaires existent déjà au Canada.

M. Doucet espère que l’approche de Lyon encouragera le gouvernement à
mettre à jour les règles nationales de décence en matière de logement, ce qui signifie que les locataires ailleurs dans
La France pourrait à terme bénéficier de protections similaires.

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