Les plages du Débarquement en Normandie sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO
Châteaux cathares également ajoutés comme « Forteresses Royales du Languedoc »
Les plages du Débarquement en Normandie et les forteresses médiévales mieux connues sous le nom de « châteaux cathares » dans le sud de la France ont toutes deux été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les décisions ont été approuvées le 26 juillet par Réunion du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Busan, Corée du Sud.
L’inscription de Normandie conclut une campagne débutée il y a près de 20 ans, alors que les forteresses d’Occitanie ont été reconnus sous un nouveau nom officiel qui a déjà suscité le débat.
Sites du Débarquement reconnus pour leur importance historique
L’appellation Normandie couvre plus de 80 km de littoral à travers les départements de la Manche et du Calvados, où les forces alliées ont débarqué le 6 juin 1944, dans une opération qui a contribué à libérer l’Europe occidentale de l’occupation nazie.
Il comprend les cinq plages du Débarquement connues sous leurs noms de code de guerre – Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword – ainsi que la Pointe du Hoc, la batterie d’artillerie allemande de Longues-sur-Mer et les vestiges du port Mulberry à Arromanches-les-Bains.
Les cimetières militaires et les mémoriaux liés au débarquement font également partie du listing.
L’organisme consultatif de l’UNESCO, le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), affirme que les plages sont « directement et matériellement associées » au débarquement de Normandie, qui « a joué un rôle décisif dans la libération de l’Europe occidentale de l’occupation nazie ».
Il ajoute que ces sites commémorent « l’immense sacrifice humain » consenti pour mettre fin au régime autoritaire en Europe.
Le président régional de Normandie, Hervé Morin, a déclaré que cette désignation apporte des responsabilités ainsi qu’une reconnaissance internationale.
« Cette décision nous oblige à préserver ce site, à le protéger, à le chérir et à le promouvoir », a-t-il déclaré.
Le statut de patrimoine mondial engage les pouvoirs publics à préserver la « valeur universelle exceptionnelle » d’un site, même s’il n’apporte pas automatiquement un financement supplémentaire.
Forteresses Royales du Languedoc
L’UNESCO a également inscrit les forteresses royales du Languedoc, comprenant le château et les remparts de Carcassonne et sept forteresses médiévales de l’Aude et de l’Ariège, dont Montségur, Peyrepertuse et Quéribus.
Bien que largement connus sous le nom de « châteaux cathares », la France a soumis la candidature sous un nouveau nom officiel. Les historiens affirment que les fortifications survivantes ont été en grande partie construites ou reconstruites par la couronne française après la croisade des Albigeois au XIIIe siècle, remplaçant les anciennes forteresses où les Cathares avaient cherché refuge.
Après la croisade, le roi Louis IX ordonna une chaîne de forteresses royales pour défendre la frontière avec le royaume d’Aragon, créant ainsi le réseau défensif qui survit en grande partie aujourd’hui.
Le changement de nom a suscité des critiques lors du processus de candidature, les opposants arguant que la suppression du terme « Cathare » risquait d’obscurcir une partie de l’identité de la région.
Les partisans ont déclaré que le nouveau titre reflète plus fidèlement l’histoire des monuments existants.
Les partisans de la candidature de l’UNESCO espèrent également que cette désignation stimulera le tourisme et contribuera à garantir un financement à long terme pour la préservation des sites.
