Les nouveaux TGV retardés alors que la France ouvre les chemins de fer à la concurrence

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Les inquiétudes grandissent quant à l’avenir des petites stations

Les nouveaux trains ont une vitesse de pointe de 320 km/h

Le lancement des premiers trains TGV-M, dotés de 30,4 millions d’euros, a une nouvelle fois été retardé.

La ligne Paris-Marseille, dont la mise en service est prévue en septembre, des problèmes découverts lors des essais ont repoussé leur livraison à une date non précisée « à l’automne », selon SNCF Voyageurs.

Ces trains, prometteurs de plus de confort, constituent la cinquième génération des TGV français.

Construits par Alstom, ils ont une vitesse de pointe de 320 km/h, avec des moteurs électriques conçus pour consommer moins d’énergie et provoquer moins de vibrations que les trains plus anciens.

Associé à une aérodynamique améliorée, cela devrait signifier que les trains produisent 32 % de CO en moins2 en fonctionnement.

Autre innovation : la longueur des trains réglable, avec six à neuf voitures au lieu des huit standards du TGV.

Les batteries de secours devraient permettre aux trains d’atteindre la gare la plus proche en cas de coupure de courant, plutôt que de rester bloqués.

Après divers retards, les livraisons devaient initialement démarrer en 2024, la SNCF espérant les montrer lors des JO de Paris. Alstom n’a pas atteint cet objectif – ainsi que d’autres prévus plus tôt cette année.

L’entreprise a imputé la responsabilité aux difficultés d’approvisionnement, aggravées par l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 et la perturbation du commerce mondial qui a suivi.

La SNCF et Alstom promettent un confort accru des passagers à bord : les sièges, dotés de mousse et de tissu en laine améliorés, ont été testés auprès de 320 personnes de morphologies différentes. Les trains seront également dotés d’une connexion 5G compatible Wi-Fi partout.

La commande initiale portait sur 115 rames, mais elle a été portée à 130 pour SNCF Voyageurs, plus 30 autres pour Eurostar, la société majoritairement détenue par la SNCF qui fait circuler des TGV dans le tunnel sous la Manche.

Concurrence TGV

Un rapport sur la manière dont la France conciliera l’ouverture à la concurrence de ses trains à grande vitesse tout en maintenant les liaisons TGV avec les gares plus petites a été publié cet été.

Les premiers concurrents de la SNCF devraient bientôt circuler sur la ligne Paris-Bordeauxsans s’arrêter aux gares intermédiaires de Poitiers (Vienne) et Angoulême (Charente).

Les contribuables de ces départements ont dû payer une taxe foncière plus élevée pour contribuer au financement de l’extension de la ligne à grande vitesse de Tours à Bordeaux, en échange de l’entretien des liaisons TGV dont ils disposaient.

Parmi les autres villes citées comme risquant de perdre leur service TGV figurent Le Mans (Sarthe), Valence (Drôme), Laval (Mayenne) et Le Creusot (Saône-et-Loire).

Historiquement, les bénéfices des services TGV populaires ont subventionné les petites gares pour soutenir la cohésion territoriale.

Le rapport, rédigé par l’ancien ministre des Transports Dominique Bussereau, a été publié en juillet et affirme que ce système « devient plus fragile et contestable dans un marché ouvert ».

Il proposait des péages ferroviaires variables payés par les compagnies ferroviaires et, à terme, un fonds pour maintenir ouvertes les petites gares TGV.

Le gouvernement a répondu par un communiqué de presse, soulignant la nécessité d’une « phase de stabilisation dans les trois à cinq prochaines années » pour examiner les options.

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