Les frais de compte bancaire français ont augmenté de 2,7% entre 2025 et 2026
Les coûts des comptes ont dépassé l’inflation au cours des deux dernières années, mais pas au cours de la dernière décennie
Les frais bancaires en France ont augmenté en moyenne de 2,7% entre février 2025 et février 2065, révèle un nouveau rapport.
Les tarifs ont augmenté d’environ 3,71% pour les services de base, atteignant une moyenne de 22,39 euros par an, a indiqué le Observatoire des tarifs bancaires à partir des chiffres de l’Insee, l’organisme statistique de l’État.
Les cartes bancaires ont connu une hausse de l’ordre de 1,6 % tant pour les paiements immédiats que différés, pour un coût d’environ 45 € par an.
Les forfaits de services groupés ont connu une augmentation de 2,37 %.
L’observatoire a indiqué que les changements étaient inférieurs à ceux enregistrés entre 2024 et 2025, où ils avaient augmenté de 3,1 %.
Cette affirmation a également été formulée par l’association de consommateurs CLCV dans son rapport annuel, où elle prévoyait que les titulaires de comptes bancaires en France paierait en moyenne 72 € de frais cette année.
Des hausses élevées, mais faibles par rapport à l’inflation sur 10 ans
L’observatoire souligne que les récentes hausses de prix surviennent après plusieurs années de hausses inférieures à l’inflation.
Entre février 2016 et février 2026, les frais bancaires ont augmenté de 17,4 %, dont plus de 5 % au cours des deux dernières années.
L’inflation au cours de la décennie a été de 22,1 %, plaçant les frais bancaires bien en deçà de l’augmentation globale du coût de la vie. Toutefois, les augmentations entre février 2024 et février 2025 et entre février 2025 et février 2026 ont été supérieures à l’inflation pour les périodes respectives.
En réponse au rapport, la Fédération bancaire française (Fédération bancaire françaiseFBF) dit « confirmer la trajectoire maîtrisée des prix des services bancaires dans le temps ».
Les banques ont été confrontées à une hausse des coûts, notamment des salaires et des investissements informatiques.
Mais d’autres pointent vers des bénéfices bancaires annuels, estimés à 35 milliards d’euros par le Union nationale des associations familiales (Unaf).
L’Unaf critique également le manque de transparence concernant les frais de compte, notamment les frais supplémentaires en cas d’irrégularités de compte, et réclame une enquête parlementaire sur ces derniers.
Comment réduire les frais
Les institutions bancaires françaises proposent une gamme de comptes et de services que vous pouvez adapter à vos besoins spécifiques, différentes banques excellant généralement à un niveau de prix spécifique.
Par exemple, LCL propose des tarifs intéressants pour ceux qui souhaitent un compte simple pour un usage quotidien, tandis que le Crédit Coopératif est généralement plus avantageux pour les comptes plus importants (c’est-à-dire ceux disposant de plusieurs cartes et services).
Pour réduire les frais, vous pouvez modifier les services dont vous disposez, surtout si vous en profitez rarement. Cela peut inclure des chéquiers, des cartes multiples, une assurance, etc.
A titre d’exemple, une assurance proposée par votre banque peut déjà être incluse dans un contrat d’assurance habitation existant.
Plus de conseils sont disponibles dans notre article ici.
Le rapport de l’observatoire souligne également que presque toutes les institutions testées (98 sur 99) proposaient des frais spéciaux pour les personnes en difficulté financière, appelés offre clientèle fragiledans la limite de 12 € par an. Cela représente environ un tiers du plafond des frais bancaires pour les comptes « fragiles ».
Ces comptes doivent être proposés aux titulaires qui apparaissent aux yeux des prestataires bancaires comme en difficulté financière, mais ne peuvent être imposés aux clients. Les titulaires de compte peuvent demander à convertir leur compte vers ce type s’ils estiment se trouver dans une situation de vulnérabilité financière.
Le compte est assorti d’une série de contrôles et de limites pour empêcher les titulaires de compte de rencontrer des difficultés financières, mais sans limiter la capacité du client à utiliser son compte pour ses besoins de base.
Les frais bancaires en cas d’irrégularité (découvert, etc.) sont également plafonnés à 200 € par an.
