La police française attrape un tailgater lors d’une patrouille routière en avion

Un conducteur arrêté après que l’avion ait repéré l’action d’en haut

L’infraction a été constatée lors d’une opération de sécurité routière

Un délit de conduite automobile courant et souvent sous-estimé a été ciblé depuis les airs en Bourgogne, après que la police a déployé un avion lors d’une opération de sécurité routière en Saône-et-Loire.

L’opération a eu lieu le 18 août sur la RN70, qui fait partie de la route Centre-Europe Atlantique, alors que les autorités ont renforcé les contrôles suite à une hausse de la mortalité routière dans le département.

Le préfet de Saône-et-Loire a déclaré dans un communiqué Publication Facebook que 273 accidents, 368 blessés et 22 morts ont été recensés dans le département depuis le début de l’année, avec une mortalité routière en hausse de 22%.

L’opération a nécessité des moyens renforcés, notamment des unités aériennes et canines, ciblant les excès de vitesse, l’alcool, la drogue et les comportements dangereux au volant.

Parmi les infractions visées figurait un comportement familier à de nombreux automobilistes : conduire trop près du véhicule qui précède.

Un chauffeur d’autocar belge condamné à une amende

Lors de l’opération, un chauffeur d’autocar belge a été surpris en train de ne pas respecter une distance de sécurité.

Un avion léger Cessna de la Police aux frontières (PAF) survolait la RN70 lorsque l’autocar a été repéré et l’information a été transmise aux policiers au sol. Le véhicule a alors été arrêté et le conducteur a été condamné à une amende de 135 €, réduite à 90 € car il a payé immédiatement.

Le talonnage peut devenir dangereux car un conducteur trop proche du véhicule qui le précède peut ne pas avoir suffisamment de temps pour freiner ou manœuvrer si celui-ci ralentit brusquement.

La règle des deux secondes s’applique à tous les conducteurs

Le Code de la route français impose aux conducteurs de laisser suffisamment d’espace pour éviter une collision si le véhicule qui les précède ralentit ou s’arrête brusquement.

L’article R412-12 précise que la distance de sécurité doit correspondre à la distance parcourue en deux secondes au moins. À 130 km/h, cela représente environ 72 mètres.

Le non-respect de la distance requise peut entraîner une amende de 135 € et, pour un permis de conduire français, une déduction de trois points.

L’obligation s’applique au conducteur qui suit. Si un autre véhicule pénètre dans l’espace devant vous, vous êtes censé ralentir et rétablir la distance de sécurité requise.

Les avions offrent une vue plus large du trafic

Le recours aux avions pour surveiller les comportements de conduite reste relativement rare, mais l’opération de Saône-et-Loire n’est pas un exemple isolé.

La Police nationale a souligné l’utilisation de la surveillance aérienne pour le contrôle routier dans un publication récente sur Facebook.

Le 25 août, il décrit une opération sur l’A31 près de Nancy au cours de laquelle un avion de police a volé à environ 400 mètres et transmis des informations directement aux agents au sol. Durant trois heures de vol, 23 infractions ont été détectées.

La police mosellane a déjà utilisé un petit avion pour surveiller le trafic sur l’A31.

Lors d’une opération en 2021, un officier à bord a surveillé les infractions, notamment le non-respect des distances de sécurité, la conduite sur la voie du milieu et les changements de voie tardifs, et a alerté les patrouilles au sol afin qu’elles puissent intercepter les véhicules.

L’avion était particulièrement utile pour évaluer la distance entre les véhicules, les agents pouvant utiliser les marquages ​​routiers pour évaluer si l’espace laissé était suffisant.

Des ressources aériennes ont également été intégrées à des opérations routières plus vastes.

Lors d’une grande opération de gendarmerie sur l’A13 dans l’Eure en mars 2025, un avion, un hélicoptère et un drone ont été mobilisés aux côtés de plus de 100 gendarmes et autres services.

Les unités aériennes ont aidé à surveiller la circulation et à identifier les automobilistes qui tentaient de se débarrasser de la drogue avant d’atteindre le point de contrôle principal.

Les avions ne remplacent pas systématiquement les patrouilles routières, mais apportent plutôt une perspective supplémentaire lors d’opérations ciblées.

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