J’ai déménagé en France pour une vie meilleure – alors pourquoi est-ce que je me sens comme un échec ?

La chroniqueuse Cynthia Spillman donne ses conseils pour vaincre l’envie de la maison

Une grande maison n’est pas une mesure fiable de réussite, de bonheur ou d’épanouissement.

J’ai déménagé en France en imaginant une vie plus simple et plus agréable. Pourtant, ces derniers temps, je redoute les invitations d’amis. Un couple possède une belle ferme en pierre avec piscine et maison d’amis. Un autre a rénové une immense maison de village qui semble appartenir à un magazine. Pendant ce temps, ma maison est parfaitement confortable, mais beaucoup plus petite et moins impressionnante. Je sais que je devrais être reconnaissant, mais chaque fois que je rends visite à ces amis, je rentre à la maison avec le sentiment d’avoir échoué. Je compare ma cuisine à la leur, mon jardin au leur, et même mon style de vie au leur. Je crains que les autres me jugent parce que je n’ai pas atteint le même niveau de réussite. Comment puis-je arrêter de me sentir inadéquat ?

Ce que vous vivez est extrêmement courant. La vérité inconfortable est que comparer nos vies à celles des autres disparaît rarement simplement parce que nous changeons de pays. Au contraire, cela devient souvent plus intense.

Dans les communautés d’expatriés, les maisons peuvent devenir un symbole visible de réussite. Ils sont faciles à comparer, faciles à photographier et impossibles à ignorer.

Cependant, une grande maison n’est pas une mesure fiable de réussite, de bonheur ou d’épanouissement.

Ce que vous voyez est un aspect de la vie de vos amis. Vous ne voyez pas leurs versements hypothécaires, leurs frais d’entretien, leurs soucis familiaux, leurs problèmes de santé ou leurs déceptions privées.

Chaque foyer est confronté à des défis dont les visiteurs ignorent l’existence.

Cela vaut également la peine de vous demander ce qui vous manque exactement. Est-ce vraiment une maison plus grande ? Ou la maison représente-t-elle autre chose – la sécurité, le statut, la liberté financière ou le sentiment d’avoir « réussi » ?

Souvent, l’objet lui-même n’est pas le véritable problème.

Essayez un exercice simple. Faites une liste de tout ce que votre maison actuelle vous apporte et que vous appréciez : le confort, le prix abordable, un entretien gérable, un emplacement pratique, une atmosphère accueillante ou des souvenirs précieux.

De nombreuses personnes possédant de plus grandes propriétés échangeraient volontiers une partie de leur superficie en pieds carrés contre des factures moins élevées et moins de responsabilités.

Soyez prudent lorsque vous supposez que les autres vous jugent. La plupart des gens sont bien plus préoccupés par leur propre vie que par la taille de la cuisine de quelqu’un d’autre.

Vos amis vous invitent parce qu’ils apprécient votre compagnie et non parce qu’ils souhaitent comparer les plans d’étage.

Enfin, rappelez-vous que la maison est un lieu de vie. Les rassemblements les plus chaleureux et les plus heureux se déroulent souvent autour de petites tables dans des pièces modestes. Bien après que les gens aient oublié la taille d’une maison, ils se souviennent de ce qu’ils ressentaient à l’intérieur.

Mesurez votre vie par la qualité de vos relations, de vos expériences et de votre tranquillité d’esprit, et non par le nombre de chambres appartenant à des personnes que vous connaissez. C’est une comparaison que vous pouvez réellement gagner.

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