Ecoles en France : ce qui change en 2026-27
Cette année, l’accent est mis sur les compétences de base
L’année scolaire 2026-27 sera axée sur la consolidation et une approche de « retour à l’essentiel », le gouvernement cherchant à renforcer les compétences de base des élèves tout en introduisant de nouvelles règles sur les téléphones portables et la sécurité dans les écoles.
Le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, a déclaré que les écoles devraient se concentrer sur la lecture, l’écriture et le raisonnement mathématique.
La nouvelle année scolaire commence le 1er septembre.
Concentrez-vous sur les compétences de base
Les enseignants sont encouragés à mettre l’accent sur le vocabulaire et l’écriture approfondie tout au long de l’enseignement primaire, en abandonnant les exercices de remplissage au profit de phrases complètes et de textes plus longs.
Le gouvernement affirme que ces compétences sont de plus en plus importantes à mesure que les élèves utilisent l’intelligence artificielle, affirmant que de solides compétences linguistiques les aideront à utiliser l’IA de manière critique plutôt que d’en devenir dépendants.
Des programmes révisés en français, mathématiques, éducation à la citoyenneté et langues vivantes sont également introduits dans différentes promotions.
Les écoles primaires devraient renforcer le calcul mental et la résolution de problèmes, tandis que les écoles secondaires devraient encourager davantage de filles à poursuivre des études en sciences et en ingénierie.
Les écoles sont invitées à examiner si les préjugés inconscients en matière de participation en classe, d’évaluation et d’orientation professionnelle contribuent à l’écart entre les sexes dans les matières scientifiques, technologiques, d’ingénierie et mathématiques (STEM).
Les téléphones interdits dans les lycées
Le gouvernement étend également les restrictions sur les téléphones portables.
Après les interdictions dans les écoles primaires et les dispositifs de « pause numérique » dans les collèges, les élèves des lycées devront désormais terminer leur scolarité sans utiliser de téléphone pendant la journée scolaire.
Le président Emmanuel Macron a promulgué la loi portant interdiction de téléphoner dans les lycées, qui pourra entrer en vigueur dès la rentrée.
Les élèves pourront toujours emporter leur téléphone, mais celui-ci devra être éteint et conservé dans leur sac. Les téléphones peuvent être confisqués si la règle n’est pas respectée.
Les écoles peuvent accorder des exemptions lorsque les téléphones sont nécessaires à des fins éducatives ou pour le bon fonctionnement de l’école. Ils peuvent également adapter les règles de leur règlement intérieur à des circonstances particulières, comme l’utilisation du téléphone pour payer les repas scolaires ou par les pensionnaires en dehors des heures de cours.
Cette mesure fait suite à l’introduction de restrictions similaires dans les écoles primaires et les collèges.
Les chefs d’établissement ont toutefois prévenu que certains établissements ne sont pas prêts à faire respecter les nouvelles règles. Les écoles doivent modifier leur règlement intérieur et certaines ont eu peu de temps pour se préparer.
Le gouvernement avait également prévu d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, mais le Conseil constitutionnel a rejeté cette partie du projet de loi début août. Le gouvernement affirme qu’il travaillera sur une nouvelle loi et vise à mettre en place un cadre juridique d’ici le printemps 2027.
De nouvelles questions sur les violences sexuelles
Une nouvelle section sur les violences sexuelles et basées sur le genre sera ajoutée au questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire.
Le questionnaire sera remis à environ 10 millions d’élèves, de la grande section de maternelle jusqu’à la terminale.
Dans un premier temps, les réponses seront anonymes, mais les élèves pourront donner leur nom s’ils souhaitent parler à un adulte de confiance.
Geffray a déclaré que le questionnaire serait élaboré avec le personnel de l’école, les organisations de parents et des experts, notamment des pédopsychiatres.
Il a déclaré que cette décision reflétait l’ampleur du problème, soulignant qu’un enfant sur dix en France est victime de violences sexuelles.
Le ministère de l’Éducation est déjà la plus grande source de signalements du pays concernant les violences contre les mineurs, avec environ 88 000 signalements de violences sexuelles ou de manquements parentaux effectués au cours de l’année précédente.
Plus d’autorité pour les enseignants
Le ministère appelle également à des relations plus fortes entre les écoles et les parents, tout en réaffirmant l’autorité des enseignants et en avertissant que les menaces ou les abus contre le personnel ne seront pas tolérés.
Les syndicats d’enseignants soutiennent cependant que l’absence de réformes majeures ne signifie pas moins d’exigences envers les enseignants.
Le syndicat FSU-SNUipp a déclaré que la promesse de stabilité masquait « une multiplication d’instructions contradictoires » et un contrôle central accru, les enseignants étant censés mettre en œuvre de nouvelles priorités sans personnel ni financement supplémentaire.
Il a également critiqué l’accent mis sur le vocabulaire comme réponse aux inégalités éducatives.
Les syndicats réclament des classes plus petites, une meilleure formation des enseignants et davantage de ressources pour une éducation inclusive.
