Comment la nouvelle règle française du « droit à la réparation » couvre-t-elle vos achats ?
Certains biens électriques bénéficient d’une protection supplémentaire de 10 ans
Les consommateurs français sont désormais mieux couverts par une réglementation encourageant la réparation, dans certains cas même après l’expiration d’une période de garantie.
Les fabricants sont désormais tenus de proposer des réparations rapides et à un prix raisonnable pour certains types de produits dans le but d’améliorer la durée de vie des produits.
Une nouvelle directive européenne « favorisant la réparation des biens » est en vigueur depuis le 31 juillet.
La directive apporte deux changements majeurs.
Premièrement, si un produit tombe en panne pendant le délai standard de deux ans période de garantie (garantie légale de conformité) et qu’un consommateur choisit de le réparer plutôt que de le remplacer, la garantie est prolongée d’un an supplémentaire.
Auparavant, elle n’était prolongée que pour une période de six mois.
Ceci s’applique aux produits de toute nature couverts par une garantie de deux ans.
Si le fabricant ou le vendeur insiste sur un remplacement plutôt que sur une réparation, une nouvelle garantie de deux ans débutera également à compter de la date de remplacement.
Les fabricants de produits électriques doivent accepter les réparations
L’autre changement majeur concerne les appareils électroménagers en 10 catégories :
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Machines à laver et lave-linge séchants
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Lave-vaisselle
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Réfrigérateurs
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Écrans électroniques tels que les téléviseurs
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Matériel de soudage
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Aspirateurs
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Serveurs et produits de stockage de données
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Téléphones mobiles, téléphones sans fil et tablettes
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Sèche-linge
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Biens intégrant des batteries pour « moyens de transport légers » (par exemple une batterie pour un scooter électrique, etc.)
Ces produits sont couverts par un nouveau « droit à la réparation » dont la durée est considérablement plus longue que la garantie de deux ans.
A noter que dans certains cas, la garantie ne s’applique qu’aux versions domestiques de ces produits (par exemple les machines à laver et les réfrigérateurs), celles utilisées par les professionnels étant exonérées. Plus de détails sont disponibles dans la directive.
Si des produits appartenant à l’une des catégories ci-dessus sont endommagés, le fabricant doit vous proposer une réparation – ou vous pouvez en exiger une s’il ne vous est pas proposé.
Cette protection supplémentaire dure entre cinq et dix ans après l’achat, selon l’article. Notez que cela concerne l’achat et non l’expiration de la garantie standard de deux ans.
Ces réparations ne sont pas gratuites mais doivent être « d’un prix raisonnable », précise la directive, et être effectuées dans un délai raisonnable (variant en fonction du type d’article).
Les informations sur les services de réparation doivent être facilement accessibles, soit via un manuel du produit, soit sur le site Web du fabricant. Le prix standard des réparations les plus courantes doit également être disponible en ligne auprès du fabricant.
Si les fabricants peuvent refuser les « réparations impossibles », cela ne peut pas être pour des raisons économiques telles que le coût des pièces de rechange (la directive ne couvre cependant pas explicitement ce qu’est une réparation « impossible »).
Il leur est également interdit de refuser la réparation d’un produit s’il a été préalablement réparé par un tiers, y compris si cela a également rendu le produit défectueux.
Les mesures s’appliquent à toutes les entreprises de l’UE et, dans le cas de marchandises importées, à l’importateur officiel ou au représentant de l’entreprise pour la marque. En l’absence d’une telle entreprise, le droit à la réparation incombe au vendeur.
D’ici 2027, la France (et tous les autres pays de l’UE) devraient créer un site Internet pour aider les consommateurs à trouver des ressources pour réparer leurs articles, soit par l’intermédiaire d’entreprises officielles, de groupes tiers ou d’initiatives communautaires de réparation et de recyclage.
Actuellement, l’Agence française pour la transition écologique (Ademe) gère un site similaire qui fournit également des informations sur les tutoriels d’auto-réparation et des informations sur le ‘bonus réparation» visant à recevoir des fonds pour réparer des articles plus anciens plutôt que d’en acheter de nouveaux.
