À quoi s’attendre des manifestations du 6 octobre en France
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Les syndicats soutiennent les manifestations étudiantes alors que des centaines d’écoles restent fermées aujourd’hui
De grandes manifestations étudiantes devraient avoir lieu demain (6 octobre) en France, après que des centaines d’écoles soient restées fermées aujourd’hui alors que les manifestations – parfois violentes – se poursuivaient.
Les syndicats représentant les lycéens et les étudiants ont appelé à une grande journée de protestation, avec la fermeture des écoles et des milliers de manifestants.
Plusieurs groupes syndicaux représentant les enseignants et le personnel des écoles – FSU, CGT, FO, CFDT, UNSA, SUD – ont appelé à adhérer, notamment par la grève.
Ils ont également appelé leurs membres à protéger les adolescents qui protestent et à ouvrir des espaces pour les manifestations et les réunions.
La grève syndicale s’applique principalement aux travailleurs des écoles, mais tous les membres du syndicat ont été appelés à soutenir les élèves et les étudiants dans leurs revendications. Des grèves distinctes des travailleurs de l’énergie auront également lieu demain.
Le syndicat français des parents d’élèves a également soutenu cette action, affirmant que les élèves doivent être autorisés à exprimer leurs préoccupations sans risque de violence. Il a appelé la population, y compris les parents, à se joindre aux manifestations mardi.
Les élèves des lycées français (lycées) protestent depuis plus d’une semaine, invoquant les mauvaises conditions de classe et le manque de financement du système éducatif français.
Les manifestations sont devenues de plus en plus violentes, avec des milliers d’arrestations et des centaines de blessés.
Quelles perturbations sont attendues ?
Mardi devrait être une nouvelle journée de perturbations majeures pour les lycées et universités de France.
Lundi, 413 lycées ont été perturbés, a indiqué le ministère français de l’Éducation nationale.
Des arrêtés interdisant les manifestations et rassemblements de groupes en dehors des établissements fermés sont attendus mardi, après avoir été pris en fin de semaine dans les écoles fermées pour raisons de sécurité.
On ne sait pas encore exactement quelles seront les perturbations des écoles demain, mais on s’attend à nouveau à ce que plusieurs centaines d’entre elles ferment, soit sur ordre du gouvernement, soit sur des blocages imposés par les étudiants, et un nombre encore plus important sera affecté par des manifestations pacifiques.
Les syndicats ne rejoignent pas massivement le mouvement, et ce sont principalement les personnels enseignants déjà impactés par les fermetures et les perturbations qui vont frapper.
Les autres secteurs ne devraient pas être touchés, sauf là où des appels à la grève ont déjà été lancés (comme le secteur de l’énergie).
Il est peu probable que les écoles primaires soient touchées par des fermetures demain, les syndicats étudiants ne couvrant pas les élèves de ces établissements.
Il n’existe aucun rapport faisant état d’enseignants d’écoles primaires prévoyant une grève majeure.
Toutefois, certains collèges (collèges) pourraient être impactés, certains l’ayant déjà été.
A noter que les écoles primaires et les crèches (maternelles) sont couverts par les règles du service minimum et, en cas de fermetures dues à une grève, les autorités locales sont légalement tenues de s’occuper des élèves pendant la journée, même si les cours n’ont pas lieu. Là encore, aucune fermeture n’est prévue demain dans les écoles primaires ou les crèches.
Lycées et collèges ne sont pas couverts par les règles du service minimum et si les écoles sont fermées, les autorités locales n’ont aucune responsabilité de s’occuper des élèves.
Les syndicats interviennent
Les syndicats d’étudiants et d’élèves avaient déjà prévu une journée d’action le 6 octobre après le début de leurs manifestations fin septembre.
Les appels à une journée d’action nationale se sont multipliés à mesure que les manifestations lycées Des manifestations ont éclaté dans toute la France, nombre d’entre elles ayant donné lieu à des affrontements entre adolescents et policiers.
Les manifestations ont été controversées, le gouvernement affirmant qu’elles avaient été organisées par des groupes d’extrême gauche, dont le parti La France Insoumise.
Les élèves, à leur tour, ont cité l’agression policière comme l’une des principales causes de violence.
Avec la participation officielle des syndicats à l’action, on peut espérer que les manifestations de demain se dérouleront plus facilement.
Certains syndicats apporteront leur propre sécurité et leurs « cordons » aux manifestations organisées et officielles, se tenant aux côtés des étudiants protestataires lors des manifestations.
Une liste des marches organisées est disponible ici.
Menace d’un mécontentement plus large
Les syndicats ont été soutenus par une forte participation aux grèves du secteur public la semaine dernière, le 29 septembre, la CGT affirmant que 300 000 travailleurs avaient participé aux manifestations (les chiffres du ministère de l’Intérieur tournent autour de 200 000).
Les principaux syndicats français ont menacé de nouvelles actions – y compris une éventuelle grève générale des travailleurs des secteurs privé et public – à la lumière du budget 2027, le projet de loi ayant été mal accueilli par les partis de droite comme de gauche.
De plus, le risque d’un nouveau cycle de gilet jaune Les protestations des Gilets jaunes perdurent, la première action des nouvelles manifestations étant prévue pour le 17 octobre, même s’il reste difficile de savoir qui se cache derrière ces appels.
Le gouvernement craint de plus en plus que ces mouvements de protestation – actuellement séparés – commencent à se regrouper en un seul mouvement antigouvernemental de masse, créant ainsi des perturbations généralisées.
Les étudiants ont imité le gilet jaune en nommant les actions de protestation actuelles « Actes », comme le mouvement populiste l’a fait pour ses premières manifestations en 2018. Cela signifie un air d’ouverture et de réciprocité envers le mouvement.
