Les pertes liées à la fraude en France atteignent 1,24 milliard d’euros alors que les escroqueries aux « faux conseillers bancaires » montent en flèche
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Augmentation de la manipulation des individus grâce à la technologie moderne qui résiste bien aux fraudeurs
En France, les fraudeurs évoluent dans leurs tactiques à la lumière d’une meilleure protection technologique et se concentrent désormais sur la manipulation sociale pour soutirer de l’argent aux victimes.
C’est un élément clé des nouveaux chiffres de fraude publiés par la Banque de France et Observatoire de la sécurité des moyens de paiementsuivi de la fraude et des dépenses en 2025.
1,241 milliard d’euros de fraude ont été détectés en 2025 – soit une augmentation de 3,8 % par rapport à 2024 – dont 516 millions d’euros provenant de la « manipulation sociale ».
La fraude par « manipulation sociale » consiste pour les fraudeurs à se faire passer pour des individus de confiance – comme dans le cas du « faux conseiller bancaire » – dans le but de contraindre les victimes à remettre de l’argent.
Elle représente environ 42 % de l’ensemble des fraudes enregistrées en France en 2025, et connaît une augmentation de 34 % par rapport à l’année précédente.
Les paiements frauduleux par virement bancaire (demandant aux victimes d’envoyer de l’argent ou de donner accès à des comptes) sont désormais plus rentables pour les escrocs que la fraude par carte bancaire.
Bien qu’ils ne représentent que 4 % du montant total des transactions frauduleuses, les paiements par virement bancaire ont généré 485 millions d’euros de pertes. La perte moyenne due à la fraude par virement bancaire est 25 fois supérieure à celle des paiements par carte bancaire.
Augmentation des dépenses, essor technologique
Le rapport a également suivi les habitudes de dépenses des Français, désormais dominées par la technologie.
Les consommateurs français ont dépensé 36 264 milliards d’euros par carte, chèque, virement bancaire ou prélèvement automatique en 2025, soit une augmentation de 4,2 % par rapport à 2024.
Sur ce total, les paiements par carte bancaire représentaient 63 % de l’ensemble des paiements. Seulement 0,047 % des transactions étaient frauduleuses, le plus bas jamais enregistré.
La fraude aux paiements par carte en ligne a diminué de moitié depuis 2020.
En revanche, l’utilisation des chèques – qui a chuté de 46 % depuis 2020 – présente un taux de fraude plus élevé, de 0,069 %.
L’une des méthodes de paiement les plus performantes est le nouveau « virement instantané », qui permet d’effectuer des paiements instantanés entre banques sans avoir à attendre une vérification.
Ceux-ci représentent désormais 17 % de tous les transferts, avec un taux de fraude de 0,041 %.
Pour contribuer à réduire davantage les risques de fraude, la Banque de France a lancé en mai 2026 une base de données nationale des comptes signalés pour des virements instantanés frauduleux (envoyés ou reçus) en mai 2026. Elle permet aux établissements de signaler les IBAN (numéros bancaires) jugés suspects pour une enquête plus approfondie.
