Les aéroports français « inquiets » des périodes de vacances chargées car les kiosques de l’EES ne sont toujours pas prêts

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Ryanair demande le maintien de règles flexibles jusqu’en avril

Les bornes de pré-inscription en libre-service visent à éviter les longues files d’attente dans les grands aéroports

Les aéroports français se disent inquiets de ce que les mois à venir leur réservent, alors que des règles transitoires en théorie flexibles terminé après le dimanche 6 septembre.

Cette décision intervient alors que la compagnie low-cost Ryanair, qui dessert de nombreux petits aéroports français, demande à la Commission européenne de maintenir les règles flexibles jusqu’en avril de l’année prochaine.

La firme estime que ce « filet de sécurité » a pris fin trop tôt.

Ces règles permettaient aux postes frontières de cesser de collecter des « données biométriques » (images faciales et empreintes digitales) dans le cadre du processus EES, aux heures de pointe, lorsque les files d’attente s’accumulaient.

Les données de passeport des visiteurs citoyens non européens étaient toujours destinées à être collectées pour créer des fichiers de base de données EES pour eux, et leurs entrées et sorties de l’espace Schengen étaient toujours destinées à être enregistrées, ce qui est la fonction principale de l’EES.

Comme nous l’avons signalé le premier jour après la fin officielle des mesures, certains points frontaliers français continuent « comme d’habitude » malgré le changement, le port de Douvres et Eurotunnel signalant notamment qu’ils ne collectent pas encore systématiquement les données biométriques.

Cela est dû au manque de kiosques de pré-enregistrement fiables dans l’EES, conçus pour accélérer le processus en permettant aux passagers d’enregistrer eux-mêmes la plupart de leurs informations, y compris les données biométriques, dans les kiosques, avant d’arriver aux contrôles aux frontières.

Que se passe-t-il dans les aéroports ?

Gaël Léon, expert juridique et sécurité à l’Union des Aéroports Français, a déclaré que les aéroports avaient déjà pour objectif cet été de recueillir les données biométriques de tous les passagers, soit via des kiosques (lorsqu’ils sont disponibles et fonctionnels), soit aux postes des gardes-frontières.

Il a indiqué que cela est désormais réalisé dans les petits aéroports où le contrôle des frontières est assuré par les Douanes (douanes) plutôt que par la police des frontières et où il n’y a pas de kiosques.

« Dans les grands aéroports régionaux, nous avons atteint cet été 70 à 80 % de relevés biométriques dans certains cas, mais il reste encore beaucoup de marge de progression à Roissy Charles de Gaulle. »

Il a ajouté : « Les autorités nous ont assuré qu’elles feraient le nécessaire si des problèmes majeurs de fluidité et d’attente venaient à surgir avant la fin de l’année, notamment lorsque les kiosques et Portails électroniques pour passeport PARAFE ne fonctionnent pas parfaitement en conjonction avec l’EES.

Concernant les bornes, il ajoute : « Au cours de l’été, de nouveaux tests approfondis ont été effectués sur les bornes libre-service ; en moyenne, environ 40 000 passagers par semaine ont utilisé les bornes de pré-enregistrement pour faire enregistrer leurs données biométriques dans les aéroports et les gares françaises.

« Des difficultés subsistent quant à l’extension du système : compatibilité imparfaite avec PARAFE pour les passagers éligibles ; les kiosques qui se bloquent parfois après un certain nombre de transactions ; et, récemment, les déconnexions de la caméra ‘eagle eye’, qui permet aux gardes-frontières présents dans la cabine de valider les données biométriques capturées au kiosque.

« À l’heure actuelle, il n’y a pas de date limite ferme pour résoudre les problèmes restants, mais nous approchons d’un stade où nous pouvons envisager le déploiement complet de la solution kiosque dans un avenir proche.

« Nous avons tenu vendredi dernier une réunion de haut niveau avec les services gouvernementaux ; le ministère de l’Intérieur et celui des Transports nous ont assuré que la France ferait tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir la fluidité du trafic à la frontière après le 6 septembre.

« À partir de septembre, le nombre de passagers aériens commence à diminuer par rapport aux pics estivaux, ce qui aura automatiquement un effet positif sur les temps d’attente.

« Toutefois, des pics de trafic importants vont bientôt arriver, notamment avec les vacances d’automne et de Noël, ce qui nous fait rester inquiets du rythme de mise en œuvre des correctifs sur les bornes libre-service et les PARAFE. »

Il a indiqué que plusieurs autres initiatives progressent également en parallèle et devraient avoir des effets positifs dans les mois à venir une fois mises en œuvre :

• Extension de l’éligibilité PARAFE aux mineurs de 12 à 17 ans,

• Recrutement de gardes-frontières supplémentaires (prévu dans le projet de loi de finances 2027 et via l’agence Frontex),

• Déploiement du application pour smartphone qui permet aux voyageurs d’accomplir certaines formalités avant leur voyage, prévu avant l’été 2027.

L’application a été conçue dans un format standard par l’agence européenne des frontières Frontex, mais chaque pays est invité à la modifier pour une utilisation facultative à ses frontières.

Jusqu’à présent, la participation est très faible, avec l’application ne peut être utilisé que pour entrer en Suède.

Est également attendu le prochain lancement d’ETIAS, une autorisation en ligne pour entrer dans l’UE, attendu dans les derniers mois de 2026 mais qui n’est pas encore disponible. maintenant pas attendu avant 2027.

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