Cas autochtone de dengue signalé à Marseille
Les autorités sanitaires mènent des opérations anti-moustiques dans la ville
Le premier cas indigène de dengue en région Provence-Alpes-Côte d’Azur a été déclaré cette année par les autorités sanitaires régionales.
Le cas a été enregistré dans le 12e arrondissement de Marseille (département des Bouches-du-Rhône) et a probablement été provoqué par un moustique tigre, a indiqué l’agence. Agence régionale de santé (ARS, autorités régionales de santé) dans un communiqué mardi.
Les moustiques tigres sont responsables de la propagation de plusieurs maladies tropicales en France dont la dengue, le virus Zika et le chikungunya, et sont considérés comme « implantés » dans 83 des 96 départements de France métropolitaine.
Le virus du Nil occidental est propagé par les moustiques culex originaires de France.
Un cas autochtone de l’une de ces maladies tropicales survient lorsqu’une personne tombe malade alors qu’elle n’a pas quitté la France métropolitaine dans les 15 jours précédents.
Les moustiques peuvent propager ces virus en se nourrissant des personnes infectées par la maladie qui sont revenues en France – généralement en provenance des régions tropicales d’outre-mer – puis en piquant d’autres humains pour les infecter.
Cela signifie que le virus peut se propager rapidement dans les zones bâties.
L’ARS mène désormais des opérations anti-moustiques à Marseille où le cas a été confirmé. Apprenez-en davantage sur le fonctionnement de ces efforts d’éradication dans notre article. ici.
Les symptômes de la dengue comprennent :
Si vous présentez l’un de ces symptômes et avez traversé une zone où un cas a été signalé, vous devez immédiatement contacter votre médecin généraliste ou un professionnel de santé.
Réduction des maladies signalées cet été
Les autorités sanitaires françaises suivent la progression des maladies tropicales sur le continent jusqu’au 30 novembrecouvrant tous les cas tout au long de l’été.
Cette année, les épidémies sont nettement inférieures à celles des années précédentes.
Dans son dernier bulletin publié le 26 août, l’organisme national de santé Santé publique France a enregistré sept foyers épidémiques de chikungunya.
Au total, 33 cas ont été signalés dans le Tarn, le Lot (tous deux en Occitanie), Gironde (Nouvelle-Aquitaine)et le Val-de-Marne (Île-de-France).
De même, cinq foyers de dengue ont été enregistrés cet été, avec un à deux cas par foyer.
Des incidents ont été enregistrés dans le Tarn, l’Hérault (tous deux en Occitanie), en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), parallèlement au cas des Bouches-du-Rhône évoqué plus haut.
En comparaison, 809 cas autochtones de chikungunya ont été enregistrés en 2025 et 30 cas autochtones de dengue. En 2024, 83 cas locaux de dengue ont été signalés.
Les professionnels de la santé sont tenus de signaler les cas suspects ou confirmés de ces maladies aux organismes régionaux de santé afin que les efforts d’éradication puissent avoir lieu.
Il y a également eu 117 cas importés de chikungunya et 328 cas importés de dengue, ainsi que 11 cas importés de virus Zika jusqu’à présent en 2026, soit nettement moins qu’en 2025 (bien que la saison estivale ne soit pas encore terminée).
Ces « cas importés » surviennent lorsque des personnes ont été infectées lors d’un séjour dans des zones tropicales et reviennent en France métropolitaine.
