Peut-on économiser des impôts en arrêtant de louer des gîtes français avant de vendre un bien immobilier ?
Le lecteur a été informé qu’il pourrait devoir payer des montants supplémentaires sur certaines parties de la propriété mises à la disposition des vacanciers.
Question du lecteur : Nous avons acheté notre propriété il y a neuf ans et elle se compose de la maison dans laquelle nous vivons et de deux autres petites maisons (gîtes) que nous louons depuis neuf ans via Airbnb. Nous espérons vendre la propriété dans les prochaines années pour réduire sa taille.
On nous a conseillé de fermer le gîtes pendant 12 mois avant la vente afin qu’aucun revenu locatif n’apparaisse sur notre déclaration d’impôts au moment de la vente. En effet, nous avons été informés que nous devions payer des taxes supplémentaires sur la partie du bien que nous avons loué si nous ne le faisions pas. Est-ce vrai ?
Il semble que la suggestion soit que vous cherchiez à traiter le gîtes dans le cadre de votre propre résidence principale aux fins de l’impôt sur les plus-values.
Il n’est pas possible de répondre définitivement sans plus de détails, mais cela peut être difficile si, comme il apparaît, les gîtes sont clairement séparés de la maison principale et ne sont pas utilisés personnellement par vous-mêmes.
Si une partie d’un bien immobilier a été réellement utilisée à des fins commerciales, le fisc pourra faire valoir que cette partie ne bénéficie pas de l’exonération pour résidence principale.
Vous dites que les gîtes sont répertoriés sur Airbnb et loués depuis neuf ans.
Il est donc probable que le fisc les considère principalement comme des immeubles locatifs, ce qui signifie que la proportion de la plus-value y afférente pourrait être soumise à l’impôt sur les plus-values, tandis que la partie dans laquelle vous habitiez bénéficierait de l’exonération de la résidence principale.
Laisser passer un temps sans revenus locatifs déclarés et pendant lequel vous faites un usage personnel du gîtespourrait aider à étayer l’argument selon lequel ils font désormais partie de la propriété globale de la résidence principale, mais cela est incertain et il n’y a pas de règle établie des « 12 mois ».
Il convient toutefois de noter que tout gain imposable serait également bénéficier d’un soulagement conique réductions liées à la durée de possession.
La situation peut encore être différente si votre activité vous conduit à être classé comme loueur de meublé professionnel (loueurs en meublés professionnels).
