Réparer les murs fissurés de notre maison française : quelles aides disponibles ?
Des millions de foyers menacés grâce à une prévention et des corrections précoces désormais encouragées
Question du lecteur : Nous avons remarqué des fissures dans notre maison dans le sud-ouest de la France et souhaitons obtenir de l’aide avant qu’il ne soit trop tard. Existe-t-il un programme gouvernemental pour aider à cela, ou devons-nous passer par les programmes de rénovation habituels ?
Il existe un programme d’aide dans toute la France pour aider l’État à prévenir les fissures liées à la sécheresse, et il a récemment été étendu après que le gouvernement a assoupli les règles d’éligibilité.
Le fonds de prévention argile (fonds de prévention argile) a été lancé en octobre 2025 à titre expérimental dans 11 départements.
Il offre des subventions aux propriétaires des zones à haut risque pour retrait-gonflement des argiles (RGA), le gonflement et le rétrécissement des sols riches en argile qui se produisent lorsqu’ils alternent entre sécheresse et fortes pluies.
RGA concerne potentiellement des millions de foyers à travers la France, notamment dans le sud-ouest et le centre.
Ce mouvement peut fissurer les murs, les fondations et les canalisations, causant parfois de graves dommages structurels.
Les 11 départements expérimentant le dispositif sont : Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Dordogne, Gers, Indre, Lot-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Nord, Puy-de-Dôme, Tarn et Tarn-et-Garonne.
Il faisait suite aux recommandations de l’organisme de surveillance des dépenses publiques françaises, le Cour des comptesqui en 2024 a demandé des subventions de l’État pour aider les ménages à prévenir les fissures liées à la sécheresse avant que les dégâts ne deviennent graves et coûteux à réparer.
Cependant, le projet a été critiqué après seuls 19 propriétaires ont vu leurs paiements traités dans la première partie de 2026 grâce au programme.
A noter qu’il s’agit cependant du seul programme officiel d’aide aux habitations sinistrées par le RGA : d’autres dispositifs comme MaPrimeRénov’ sont incompatibles avec les travaux nécessaires aux fissures des habitations.
Comment fonctionne le programme et qu’est-ce qui a changé
Les propriétaires peuvent vérifier s’ils sont admissibles à l’aide du calculateur d’éligibilité en ligne sur le fonds de prévention argile site web.
Le programme finance à la fois un diagnostic de vulnérabilité professionnelle et des travaux de prévention, mais les candidats doivent remplir des conditions de revenus.
Ceux-ci sont fixés annuellement et sur la base de critères du Agence nationale de l’habitat (Agence nationale du logement, ANAH), avec trois catégories de revenus (très modestes, modestes et intermédiaires) couvertes.
Les candidats doivent être propriétaires et le logement doit être leur résidence principale – cela ne couvre pas les dommages aux résidences secondaires.
Les propriétés elles-mêmes doivent être âgées d’au moins 15 ans et isolées, non reliées à d’autres propriétés par des murs mitoyens.
Selon les revenus de votre foyer, entre 50 et 90 % des frais seront couverts.
A noter qu’il existe des plafonds de coûts, dont 2 000 € pour une évaluation de vulnérabilité et 14 000 € pour des travaux préventifs.
Une commande (arrêté) du 23 avril 2026, et en vigueur depuis le 1er mai, a élargi le nombre de personnes pouvant postuler à ce dispositif.
Les règles élargies signifient que :
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Les maisons éligibles peuvent désormais avoir jusqu’à trois étages (les sous-sols et les greniers étant comptés comme des étages), contre deux auparavant.
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Pour la phase de diagnostic, les propriétaires peuvent désormais demander une subvention d’évaluation de vulnérabilité même si leur maison est déjà fissurée
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Pour la phase travaux, la largeur maximale des fissures autorisée a été augmentée à 5 mm, au lieu de 1 mm.
En théorie, cela permet à davantage de foyers déjà en souffrance aux premiers stades du RGA de bénéficier de l’aide.
Une nouvelle carte des risques désormais en vigueur
Par ailleurs, un nouveau zonage – ou carte d’exposition aux risques – pour RGA est entré en vigueur le 1er juillet 2026.
Elle met à jour la carte utilisée depuis 2020 pour refléter une forte hausse des sinistres liés aux mouvements de sols ces dernières années.
Selon la nouvelle carte, les zones classées à risque modéré ou élevé de retrait-gonflement argileux couvrent désormais 55 % du territoire français, contre 48 % sous la précédente carte de 2020.
Le gouvernement estime que 12,1 millions de logements existants, soit 61,5 % de l’ensemble des logements en France, se trouvent désormais en zone d’exposition.
La carte actualisée s’appliquera également aux promesses de vente et aux actes authentiques de terrains à bâtir, ainsi qu’aux contrats de construction de maisons individuelles, ce qui signifie que les obligations d’études géotechniques liées à la zone à risque pourront évoluer pour les acheteurs et les constructeurs.
Elle n’a toutefois pas informé les services participant au dispositif du fonds de prévention argile.
Vous pouvez trouver la carte ici.
Pourquoi c’est important pour les réclamations d’assurance
Les dommages causés par le retrait et le gonflement de l’argile sont l’un des domaines les plus controversés de l’assurance habitation française, et les propriétaires estiment de plus en plus qu’il est important d’avoir pris des mesures préventives en matière de sinistres.
The Connexion a rapporté un cas dans lequel un Un tribunal français a statué que les propriétaires doivent être en mesure de prouver qu’ils ont pris des mesures pour prévenir les dommages causés par la sécheresse. afin que les réclamations d’assurance soient acceptées.
Actuellement, la plupart des maisons qui subissent des dommages dus au RGA suite à une sécheresse ont besoin d’une catastrophe naturelle (catastrophe naturelle) à déclarer dans leur commune, et doivent faire une demande particulière d’assurance par cette démarche.
Découvrez comment procéder dans notre article ici.
