20 000 volontaires recherchés pour le dépistage du cancer du poumon en France
Être un gros fumeur ou un ancien fumeur fait partie des critères du programme de sauvetage
Des chercheurs qui lancent une nouvelle campagne en France recherchent 20 000 gros fumeurs ou anciens fumeurs pour participer à un programme de dépistage visant à détecter les signes très précoces de cancer.
Le programme, baptisé Impulsion, est lancé dans cinq régions d’ici 2027 : Ile-de-France, Grand Est, Pays de la Loire, Rhône-Alpes et Provence Côte-d’Azur.
Il testera et étudiera une campagne de dépistage qui, en cas de succès, sera déployée à l’échelle nationale en 2030, à la même image que programmes de dépistage existants pour d’autres cancers (seinintestin et col utérin).
Il visera à détecter les signes très précoces de cancer du poumon chez les participants, avant l’apparition des symptômes. Plus le cancer est détecté tôt, plus l’espérance de vie du patient est longue.
Le cancer du poumon est l’une des formes les plus mortelles ; plus de 30 000 personnes en meurent chaque année en France, et près de 95 % des cas se développent après 50 ans. Le tabagisme est lié à 80 % des cas de cancer du poumon.
Les critères pour les participants bénévoles comprennent :
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Être âgé de 50 à 74 ans
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Être fumeur ou ex-fumeur et avoir fumé au moins un paquet de cigarettes par jour depuis 20 ans, ou deux paquets par jour depuis 10 ans
Le programme proposera plusieurs analyses.
« Il y aura un premier scanner, suivi d’un autre au bout d’un an », a expliqué le professeur Marie-Pierre Revel, l’une des porteuses du projet, radiologue et spécialiste du cancer du poumon, rapporte FranceInfo. « Et puis, si les deux sont négatifs, nous passons à un intervalle de deux ans. »
Si l’un des examens s’avère positif pour des signes de cancer du poumon, le participant passera alors à un plan de traitement approprié.
« Tout l’intérêt du dépistage est que, contrairement à l’apparition des symptômes, dans 80 % des cas, on va détecter la maladie à un stade précoce, que l’on pourra guérir par la chirurgie, pas de chimiothérapie, pas de radiothérapie », explique le professeur Revel.
« Il y a beaucoup de résistance parmi les fumeurs à se faire dépister parce qu’ils croient à tort que si un cancer est détecté, c’est fini. Pas du tout, bien au contraire », a-t-elle déclaré.
Le professeur Revel est elle-même une ancienne fumeuse et a été traitée chirurgicalement pour un cancer du poumon après une détection très précoce. » J’ai pu subir ce qu’on appelle une chirurgie mini-invasive. Je ne vois même pas mes cicatrices et je mène une vie tout à fait normale. »
« Donc, je peux témoigner que cela en vaut la peine », a-t-elle déclaré.
Le programme offre aux participants un soutien supplémentaire pour les aider à arrêter de fumer.
Si vous répondez aux critères et êtes intéressé, appelez le 3433 (depuis la France) ou renseignez-vous et inscrivez-vous sur le site Web du programme.
