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Le président de Guinée-Bissau dissout le Parlement après une « tentative de coup d’État »

Le président de Guinée-Bissau a dissous lundi le Parlement avant de nouvelles élections, affirmant qu’une « tentative de coup d’État » avait plongé la nation ouest-africaine dans une nouvelle crise.

Le président Umaro Sissoco Embalo a publié un décret fermant le parlement dominé par l’opposition et annoncé que la date des élections législatives serait « fixée au moment opportun, conformément à la constitution ».

Des violences avaient éclaté entre des membres de la garde nationale et des forces spéciales de la garde présidentielle jeudi soir dans la capitale Bissau, faisant deux morts.

Embalo, qui était à Dubaï pour assister à la conférence sur le climat COP28, est rentré samedi à Bissau et a annoncé qu’une « tentative de coup d’État » l’avait empêché de revenir plus tôt.

Lundi, il a affirmé qu’il y avait eu une « complicité » entre la garde nationale et « certains intérêts politiques au sein de l’appareil d’Etat ».

Cela signifie que « le fonctionnement normal des institutions de la République est devenu impossible ».

« Ces faits confirment l’existence d’une grave crise politique », a-t-il ajouté.

Depuis son indépendance du Portugal en 1974, le pays a connu une série de coups d’État et de tentatives de coup d’État.

Élu pour un mandat de cinq ans en décembre 2019, Embalo a survécu à une tentative visant à le renverser en février 2022.

Des membres de la Garde nationale avaient fait irruption jeudi soir dans un commissariat de police pour en extraire le ministre des Finances Souleiman Seidi et le secrétaire au Trésor Antonio Monteiro, qui étaient détenus pour interrogatoire, selon des officiers de l’armée et des renseignements.

Les gardes se sont ensuite réfugiés dans un camp militaire de la capitale où ils ont tenu bon jusqu’à vendredi.

Le calme était revenu vendredi midi après l’annonce de la capture par l’armée du commandant de la garde nationale, le colonel Victor Tchongo.

Ces escarmouches sont considérées comme la dernière flambée de la profonde division politique entre le gouvernement dirigé par l’opposition et la présidence.

La Garde nationale est sous le contrôle du ministère de l’Intérieur qui, comme la plupart des ministères du pays, est dominé par le parti PAIGC dont la coalition a remporté les élections de juin 2023.

Le parquet, qui a ordonné l’interrogatoire des deux responsables gouvernementaux, est contrôlé par la présidence.

Corruption contre l’État

Les deux responsables, qui répondaient à des questions sur le retrait de 10 millions de dollars des comptes de l’État, ont été de nouveau arrêtés après que l’armée les a retirés de la protection de la Garde nationale.

Dans le décret de lundi, le président a condamné « la passivité du gouvernement », ajoutant que la garde nationale avait cherché à bloquer les enquêtes sur les deux hauts responsables.

Embalo a déclaré que le Parlement, qui avait débattu de l’affaire du retrait de plusieurs millions de dollars, « préférait défendre les membres de l’exécutif soupçonnés de corruption » contre l’État, plutôt que de « lutter pour appliquer rigoureusement la loi… et exercer son rôle de contrôle ». actions du gouvernement ».

(AFP)

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