La pollution lumineuse mondiale augmente mais diminue fortement en France, selon une étude

Les résultats mettent en évidence l’impact des politiques françaises d’éclairage public sur la biodiversité, le sommeil et la consommation d’énergie

En Corrèze, le plateau de Millevaches, exempt de pollution lumineuse, a été classé « Réserve de ciel étoilé ».

Bonne nouvelle pour la faune nocturne, les mauvais dormeurs et les observateurs du ciel nocturne : les niveaux de pollution lumineuse en France sont à contre-courant de la tendance mondiale et ont diminué de 33 %.

Une étude publiée dans la revue britannique Nature a révélé les résultats de chercheurs américains et allemands, basés sur 1,16 million d’images prises dans le monde par les satellites de la NASA. Il a pu, a rapporté France Interpour créer une carte précise de l’évolution de la pollution lumineuse mondiale entre 2014 et 2022.

Alors que la pollution lumineuse dans le monde a augmenté de 16 % – l’Afrique et l’Asie affichant les plus fortes augmentations de 21 % et 38 % respectivement – ​​en Europe, elle a diminué de 4 %.

En France, il a diminué de 33 % grâce aux politiques de réduction de l’éclairage public, dans le but de protéger la biodiversité nocturne (insectes, oiseaux migrateurs et espèces marines) et de réduire les factures d’électricité.

Chez l’humain, une exposition prolongée à la lumière la nuit perturbe la production de mélatonine, l’hormone responsable de la régulation du sommeil. Des études médicales associent les perturbations du sommeil à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de troubles métaboliques et de certains cancers.

La prudence est toutefois de mise, car les satellites capturent des images en pleine nuit, lorsque les lampadaires sont souvent éteints, et ne mesurent pas avec précision certaines longueurs d’onde, notamment celles émises par les LED. Ce déclin apparent ne reflète donc pas toujours la réalité du terrain, souligne 20minutes.

En 2024, plus d’un tiers des communes de France métropolitaine ont éteint l’éclairage public la nuit, alors que les publicités et les panneaux lumineux doivent être éteints de 1h à 6h du matin.

La France poursuivie en justice pour l’extinction des oiseaux marins

Trois organisations poursuivent les autorités françaises pour n’avoir pas réagi face au risque d’extinction des oiseaux marins en raison d’un manque de contrôle des activités de pêche.

Selon ClientEarth, Sea Shepherd France et Défense des Milieux Aquatiques (Défense des Milieux Aquatiques), la France possède l’un des taux de « prises accessoires » d’oiseaux marins – capture accidentelle d’oiseaux par les filets de pêche – les plus élevés d’Europe. Certaines espèces sont désormais considérées comme en danger critique d’extinction, ont-ils indiqué.

« Des dizaines de milliers d’oiseaux marins sont tués chaque année au large des côtes françaises à cause des engins de pêche, capturés dans les pêcheries ciblant entre autres le merlu, le bar et le thon.

« La France possède l’un des taux de capture accidentelle d’oiseaux marins les plus élevés d’Europe, affectant des espèces telles que le puffin des Baléares (Macareux mauretanicus), le Fou de Bassan (Morus bassanus) et le Guillemot marmette (Uria aalge), espèces désormais classées respectivement comme étant en danger critique d’extinction, quasi menacées et en voie de disparition, selon la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature », ont-ils ajouté.

Le puffin des Baléares (Macareux mauretanicus) a été affecté par les « prises accessoires » d’oiseaux marins

Les trois ONG affirment que « la France n’a pas rempli ses obligations en matière de collecte de données ni mis en œuvre des mesures visant à réduire les prises accessoires, en violation des directives Oiseaux et Habitats, du règlement sur les mesures techniques et d’autres exigences européennes en matière de collecte de données ».

Des navires de croisière en réseau à Marseille

À Marseille, jusqu’à trois navires de croisière peuvent désormais arrêter leurs moteurs à quai et fonctionner à l’électricité, grâce aux améliorations massives de l’électrification du port des Bouches-du-Rhône.

Les navires sont connectés via des câbles épais au réseau électrique au niveau d’un terminal sur la jetée afin que le port puisse fournir à chaque navire un maximum de 16 mégawatts d’énergie – l’équivalent de la consommation d’une ville de 13 000 habitants – aux frais de la compagnie maritime.

L’approvisionnement en électricité couvrira les besoins énergétiques des navires, notamment pour les restaurants, la climatisation et l’éclairage pendant l’escale.

Marseille a investi 200 millions d’euros dans l’électrification des quais afin de bannir les fumées noires et les émissions polluantes générées par les navires. « Nous allons réduire les émissions de particules fines de 75 % », a indiqué un porte-parole du port.

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