La France a gagné 35 000 millionnaires supplémentaires en 2025, selon une banque suisse

La richesse a augmenté bien que la France ne figure pas dans le top 10 pour la richesse moyenne et médiane

Les chiffres français sont à la traîne par rapport à leurs homologues européens, mais des milliers de nouveaux millionnaires sont devenus millionnaires l’année dernière

La France a gagné 35 000 « millionnaires » supplémentaires en 2025 selon un récent rapport de la banque suisse UBS, soit une augmentation d’environ 1,5 %.

La croissance s’est produite malgré une économie atone (la croissance annuelle du PIB n’était que d’environ 0,9 %) et diverses crises politiques, notamment l’adoption tardive exceptionnelle des budgets 2025 et 2026.

Ce nombre correspond généralement à la croissance des millionnaires dans le monde, où près d’un million de millionnaires supplémentaires ont été enregistrés.

Parmi eux, environ 440 000 ont été enregistrés aux États-Unis.

Pour égaliser les données mondiales, le rapport UBS utilise 1 million de dollars comme référence pour les « millionnaires », soit environ 875 000 €. Cela signifie que tous les millionnaires en France ne disposent pas forcément d’un million d’euros.

Il y a aujourd’hui plus de 3 300 milliardaires dans le monde, dont la richesse a augmenté de 25 %, soit plus que la moyenne de 10,8 %.

Le nombre de milliardaires dans le monde a augmenté d’environ 13 %, soit plus de huit fois le nombre de millionnaires.

Un rapport français du Observatoire des inégalités estimé que près de deux millions de foyers en France étaient millionnaires.

Une étude récente affirme qu’une personne seule en France doit gagner 4 292 € après impôts pour être considéré comme richeaugmentant significativement si l’on est en couple ou avec des enfants.

L’IA boostée, mais la France est à la traîne dans les produits financiers

UBS a classé les millionnaires en fonction de leur valeur nette totale – actifs financiers et non financiers tels que les biens immobiliers, moins les dettes.

La croissance de la richesse en France s’est produite malgré des performances médiocres dans un certain nombre de domaines qui produisent généralement des individus à richesse nette élevée.

Les principaux facteurs cités par l’UBS comprennent la possession d’un bien immobilier, un système de retraite à cotisations définies et des politiques fiscales qui encouragent l’investissement, des domaines dans lesquels la France est à la traîne par rapport aux autres pays occidentaux.

L’investissement, généralement via des produits financiers, est également un indicateur fort, même si seulement 47 % de la richesse française en provient (contre 80 % aux États-Unis).

Dans le même temps, la France était l’un des six pays à bénéficier d’un boom de l’intelligence artificielle, aux côtés des États-Unis, de la Chine, du Japon, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

La France ne fait pas partie des pays les plus riches

La France se classe également au 15ème rang des pays les plus riches, avec une richesse adulte moyenne de 341 359 dollars (là encore, le dollar américain est utilisé comme égaliseur mondial).

La Suisse était le pays le plus riche (910 382 $), suivie par les États-Unis (696 277 $) et le Luxembourg (654 732 $). Le Royaume-Uni se classe au 21ème rang, avec une richesse moyenne de 292 808 dollars.

Cependant, en ce qui concerne la richesse médiane, le Luxembourg était loin devant (394 005 $), suivi de la Belgique (277 166 $) et de l’Australie (210 783 $).

La France se classe 14e (121 898 $), juste derrière le Royaume-Uni (125 335 $).

Débat fiscal

L’augmentation du nombre de millionnaires dans un contexte de crise de la dette croissante devrait relancer les débats sur la fiscalité des riches en France.

La France impose actuellement l’exception contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), un impôt sur les ménages aisés.

Le seuil de départ de l’impôt est de 250 000 € de revenus (ou 500 000 € pour un couple), et il agit comme un impôt complémentaire pour garantir que les ménages paient 20 % de leurs revenus en impôt.

Elle a été prélevée en 2025 et le sera à nouveau en 2026, mais devra être incluse dans les futurs budgets pour continuer à être collectée.

La France a supprimé son impôt sur la fortune et l’a remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI), prélevés sur ceux dont les biens sont évalués à 1,3 million d’euros ou plus.

Cependant, des rapports suggèrent que plusieurs milliers de ménages évitent l’impôt, y compris des « millionnaires » dont la majorité de leur patrimoine n’est pas immobilisée dans l’immobilier.

Les partis de gauche ont appelé à la réintroduction de l’impôt sur la fortune sous diverses bannières, ainsi qu’à des impôts de « sortie » plus stricts qui taxeraient l’argent transféré hors de France.

Il est toutefois peu probable que de telles lois soient adoptées, à moins que les groupes de gauche n’obtiennent la majorité des députés au sein du parti. Assemblée nationaleces taxes étant systématiquement rejetées par les partis de centre et de droite.

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