Les principaux supermarchés français vendront du carburant à prix coûtant ce week-end
Les prix restent plus élevés que d’habitude malgré les récentes baisses
Deux des plus grandes chaînes de supermarchés françaises lancent des opérations de carburant « à prix coûtant » pendant le premier week-end des escapades estivales, car les prix du carburant restent plus élevés que d’habitude malgré les récentes baisses.
Le groupe Mousquetaires, propriétaire d’Intermarché et de Netto, vendra du carburant à prix coûtant sur ses parvis demain (vendredi 3 juillet) et samedi (4 juillet). L’offre couvre l’essence (SP95, SP98, E10) et le diesel, mais pas le superéthanol E85 ni le GPL.
Aucun bon ni inscription n’est requis.
Le numéro un français de la grande distribution de carburant, E.Leclerc, a annoncé une opération similaire pour les mêmes dates, couvrant 711 de ses stations-service sur tout le territoire. L’offre de Leclerc comprend également du superéthanol-E85, aux côtés de l’essence et du diesel.
Michel-Édouard Leclerc, président du groupe, a déclaré que cette mesure visait à soutenir le pouvoir d’achat des ménages lors de leurs départs en vacances, soulignant l’impact du récent conflit en Iran sur les prix à la pompe.
Dans une nouvelle tentative de maintenir les prix des carburants à un niveau bas, le directeur général de TotalEnergies, Patrick Pouyanné annoncé en juin qu’ils continueront à plafonner les prix des carburants dans des milliers de stations-service en France et notamment dans les zones rurales.
Pourquoi les prix sont-ils toujours élevés ?
Les prix du carburant sont en baisse en France, notamment depuis que les États-Unis et l’Iran ont signé un accord visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Selon le site de comparaison de prix Carbu.com, le 26 juin, le diesel coûtait en moyenne 1,887 € le litre et le sans plomb 95-E10, 1,893 € en moyenne, en baisse respectivement de 22,3 cents et 15,8 cents au cours du mois dernier.
Le carburant est autour de son prix le plus bas en France depuis février. Pour autant, les prix ne sont pas totalement revenus à la normale.
Thierry Cotillard, patron du groupe Mousquetaires, a déclaré à la radio française CMR:
« Nous avons connu le pire de la crise, à 2,40 euros le litre. Nous sommes à 1,90 euros maintenant, donc c’est 50 centimes de moins. Mais nous sommes toujours 20 centimes au-dessus des niveaux normaux. »
En savoir plus: Le ministre français de l’Economie estime qu’il faudra « un peu plus de temps » pour que les prix du carburant descendent à 1,70 €
Combien allez-vous réellement économiser ?
Vendre du carburant « au prix coûtant » signifie que les détaillants renoncent à leur marge bénéficiaire sur la vente, mais cette marge est déjà mince, la remise sera donc modeste.
Leclerc explique sur son site Internet que le prix pratiqué comprend toujours tous les frais obligatoires : l’achat du pétrole brut, le transport, le stockage et les taxes, qui représentent ensemble environ 60 % du prix à la pompe.
M. Cotillard s’est montré direct sur l’ampleur de l’économie : « Nous n’allons pas la ramener à 1,50 €.
Au lieu de 1,88 €, cela pourrait être 1,86 € mais au moins les clients sauront que notre prix est le plus bas du marché. »
En pratique, cela représente environ 1 € d’économie sur un plein de 50 €.
Le gouvernement site officiel de comparaison des prix des carburants permet aux conducteurs de comparer les prix dans les gares à proximité. Les parvis des supermarchés ne sont pas toujours l’option la moins chère, même lors d’un week-end promotionnel.
