Modifications des droits de succession au Royaume-Uni : questions soulevées sur les impacts pour les Britanniques en France

Les implications complètes sont encore en cours d’évaluation par des experts juridiques

Les successions mondiales de certaines personnes s’installant à l’étranger peuvent rester soumises aux droits de succession britanniques en vertu de nouvelles règles

Les récentes modifications apportées aux règles britanniques en matière d’impôt sur les successions concernant les « résidents de longue durée » ont suscité des questions quant à leur importance potentielle pour les personnes s’installant en France.

A première vue, les réformes sont les plus susceptibles d’affecter ceux qui ont quitté le Royaume-Uni après le 6 avril 2026, bien que d’autres personnes puissent également relever de la nouvelle définition de « résident de longue durée », ce qui affecte l’assujettissement aux droits de succession au Royaume-Uni.

Toutes les implications sont encore en cours d’évaluation par des experts juridiques avec lesquels La connexion fonctionne, et nous reviendrons sur le sujet dans les prochaines semaines.

Heureusement, la France fait partie des pays à avoir conclu une convention spécifique en matière de droits de succession avec le Royaume-Uni, qui, à notre avis, pourrait protéger les personnes ayant clairement établi la France comme leur résidence principale, car il comprend une formulation indiquant que les successions de ces personnes ne sont soumises qu’aux droits de succession britanniques sur les actifs britanniques.

En résumé, le Royaume-Uni a historiquement utilisé deux concepts qui se chevauchent : la résidence fiscale et le domicile.

La résidence concerne la façon dont le temps que tu passes à la campagne au cours d’une année fiscale et où vous avez les liens personnels, familiaux et professionnels les plus solides.

Le domicile est plus large et concerne le pays dans lequel vous considérez votre résidence permanente au cours de votre vie.

Elle a désormais abandonné la notion de domicile et a introduit, pour les droits de succession, la « résidence de longue durée ».

Cela peut s’appliquer aux successions de personnes qui étaient résidentes fiscales du Royaume-Uni au cours des 10 années précédentes ou pendant 10 ans ou plus au cours des 20 années précédentes.

Les successions mondiales des « résidents de longue durée » peuvent être soumises aux droits de succession au Royaume-Uni, selon les règles.

Cependant, cela ne s’applique pas si vous n’aviez pas le statut de domicile au Royaume-Uni au 30 octobre 2024, si vous étiez également non-résident au cours de l’année fiscale britannique 2025-2026 et si vous ne retournez pas au Royaume-Uni.

Habituellement, en vertu des règles établies régies par la convention relative aux droits de succession entre le Royaume-Uni et la France, une fois que les Britanniques s’établissent de manière permanente en France et y sont considérés comme fiscalement domiciliés aux fins de la convention, la France peut imposer des droits de succession sur leur succession mondiale. Le Royaume-Uni ne conservera généralement des droits d’imposition que sur certains actifs situés au Royaume-Uni, notamment l’immobilier.

Lorsque les deux pays imposent le même actif, un allègement est disponible en vertu de la convention pour éviter la double imposition.

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