Les factures d’électricité françaises vont-elles augmenter en août ?
L’augmentation des frais d’utilisation affectera les factures réglementées, mais des changements ailleurs pourraient également avoir un impact sur les montants.
Une hausse des tarifs du réseau électrique en août pourrait affecter des millions de foyers bénéficiant des tarifs réglementés en France, même si des réductions d’autres coûts pourraient compenser cette hausse.
Frais d’utilisation du réseau (connu sous le nom Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricitéTURPÉ) représentent environ un tiers des factures d’électricité réglementées. Celles-ci sont évaluées annuellement, avec des hausses entrant en vigueur le 1er août.
L’augmentation moyenne d’août 2026 est d’un peu plus de 3%, les tarifs des réseaux de distribution et de transport augmentant respectivement de 3,04% et 3,34%, a indiqué le Commission de régulation de l’énergie (CRE) cette semaine.
La CRE a indiqué que le coût total de la facture des tarifs réglementés augmenterait d’environ 1 % « toutes choses égales par ailleurs », mais cela ne sera confirmé qu’à la mi-juillet.
Les clients bénéficiant de contrats aux prix du marché ne devraient pas être directement affectés par ce changement, leurs factures dépendant plutôt en grande partie des prix de gros de l’électricité.
Cela s’accompagne d’une augmentation des tarifs de transport pour les ménages fonctionnant au gaz annoncés par la CRE.
Est-ce que « toutes choses resteront égales » pour les tarifs réglementés ?
La CRE n’a pas encore confirmé si les tarifs réglementés augmenteront, car plusieurs autres facteurs devraient également influencer le tarif final.
Un rapport final à la mi-juillet fournira l’augmentation définitive, car il sera publié après deux études majeures de la commission.
La première évaluera la possibilité d’autoriser des contrats pointe/heures creuses avec des abonnements à 3 kVA (kilovolt-ampère), soit la consommation d’électricité la plus faible possible.
Actuellement, la plupart des options autorisent uniquement des contrats de pointe/hors pointe à 6 kVA, le niveau suivant auquel appartiennent de nombreux ménages.
Autoriser les types de contrats de pointe/hors pointe pour les ménages ayant un niveau de consommation d’électricité inférieur entraînerait une diminution des factures pour les ménages entrant dans cette catégorie.
L’ampleur de toute réduction ne sera pas connue avant la publication de l’étude. Il convient également de noter que toute baisse des factures qui en résulterait ne s’appliquerait qu’aux ménages éligibles au nouveau niveau de consommation inférieure.
Une deuxième consultation concerne le nouveau mécanisme de capacité qui doit entrer en vigueur le 1er novembre.
Le mécanisme est conçu pour garantir qu’une capacité de production suffisante soit disponible pendant les périodes de demande de pointe. Son coût sera récupéré grâce à une taxe prélevée sur les fournisseurs d’électricité, qui devrait être répercutée sur les consommateurs.
Pendant les périodes de pointe de demande hivernale, la consommation d’électricité (liée à des facteurs tels qu’une utilisation accrue de l’éclairage, du chauffage électrique et une plus grande consommation d’eau chaude) peut dépasser la production disponible du parc de production nucléaire et renouvelable de la France, nécessitant la mise en ligne de capacités supplémentaires.
Bon nombre de ces installations, généralement alimentées au gaz ou à l’hydroélectricité, ne sont utilisées que pendant les mois d’hiver, mais doivent être entretenues toute l’année pour garantir qu’elles soient prêtes à faire face au pic annuel.
Cette redevance « mécanisme de capacité » servirait donc à couvrir les coûts de maintenance.
Cette redevance devrait être répercutée sur les tarifs réglementés de l’électricité.
Son entrée en vigueur est actuellement prévue pour le 1er novembre. Le rapport de la CRE devrait détailler le coût total prévisionnel ainsi que les éventuelles autres évolutions qui pourraient entrer en vigueur préalablement, y compris en août.
