Une rave party dans le sud de la France attire 2 000 personnes malgré la répression préfectorale
Faire la fête dans l’Hérault est illégal
Environ 2 000 personnes se sont rassemblées pendant la nuit pour une rave party illégale dans le sud de la France, malgré la récente répression des autorités visant à empêcher de tels événements.
Le rassemblement a eu lieu aux petites heures du samedi 6 juin sur un terrain privé de la commune de Claret, au nord de Montpellier dans l’Hérault, près de la frontière avec le Gard voisin.
Selon la préfecture et la gendarmerie, les participants sont arrivés vers 03h00 à bord d’environ 600 véhicules avant de mettre en place la manifestation.
Le propriétaire foncier a porté plainte, rapporte Franceinfo.
Les autorités bloquent l’accès
Des policiers et des gendarmes ont été déployés sur place après avoir été alertés de la rave.
Les routes d’accès ont été fermées afin d’empêcher d’autres arrivées, tandis que les agents effectuaient des contrôles sur les véhicules quittant la zone.
Dans un communiqué, la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a déclaré que les manifestations musicales non déclarées sont illégales et peuvent présenter des risques pour la sécurité, notamment en raison du risque d’incendies de forêt.
La rave a commencé moins de 24 heures après que la préfecture a activé son plan de surveillance spécial Rave Bleu, utilisé lorsque les autorités estiment qu’un rassemblement non autorisé pourrait être imminent.
La préfecture avait prévenu que des moyens importants seraient déployés pour éviter une rave party dans le département.
L’Hérault reste également soumis à un arrêté préfectoral interdisant les rave parties jusqu’à fin 2026, ainsi qu’à des restrictions sur le transport du matériel de sonorisation destiné à de tels événements.
Débat sur la répression
Cet événement intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le mouvement libre et les autorités.
Le mois dernier, des manifestants ont manifesté dans plusieurs villes de France contre le projet de loi « Ripost », qui renforcerait les sanctions pour l’organisation et l’animation de rave parties sans autorisation et abaisserait le seuil de déclaration obligatoire des événements.
Les partisans de la législation soutiennent que les grands rassemblements non réglementés peuvent créer des risques pour la sécurité publique, l’environnement et les résidents locaux.
Selon les informations locales, les organisateurs avaient initialement espéré organiser l’événement sur le site du Causse d’Aumelas mais ont abandonné le lieu en raison de la saison de nidification du Busard cendré (busard cendré), une espèce d’oiseau protégée.
La branche locale de la Ligue des droits de l’homme (LDH) a déjà fait valoir qu’une consultation entre les organisateurs, les autorités et les groupes environnementaux serait plus efficace pour garantir que les fêtes libres se déroulent dans le respect des espaces naturels protégés.
Lors de la fête à Claret, les fêtards respectaient les cordons mis en place par les autorités samedi matin pour protéger la faune et les zones écologiquement sensibles selon Midi Libre.
Le dernier rassemblement Claret fait suite à plusieurs événements rave très médiatisés ces derniers mois, notamment une fête gratuite dans le Cher en mai qui a attiré des dizaines de milliers de participants et un débat renouvelé sur la manière dont la France devrait réguler le mouvement.
