La plupart des propriétaires en France seront épargnés par une amende de déclaration de propriété

Les autorités ciblent plutôt les « grands propriétaires » de plus de 200 logements

Des entités telles que des prestataires de logements sociaux et des autorités locales font partie des personnes menacées d’amendes cette année.

La plupart des propriétaires qui ne déclarent pas correctement les changements de statut via le biens immobiliers Cette année encore, ce formulaire évitera des amendes, a confirmé le fisc français.

Les autorités concentreront leur attention sur les « grands » propriétaires immobiliers, qui possèdent au moins 200 logements dans leur portefeuille.

« Pour l’instant, la clémence reste à l’ordre du jour pour les particuliers », Direction générale des finances publiques (DGFiP) a déclaré Le Figaro.

En place depuis 2023, la déclaration foncière annuelle, dite biens immobiliers, devait être complétée par tous les propriétaires d’un bien immobilier en France.

Les propriétaires ne doivent désormais mettre à jour la déclaration que dans le cas où des modifications ont eu lieu sur le bien au cours de l’année précédente (par exemple, la déclaration 2026 doit être effectuée si des modifications ont eu lieu au cours de l’année 2025).

Cela inclut un changement de statut d’occupation (une propriété passant d’une résidence principale à une résidence secondaire, devenant vacante ou non meublée, ou étant louée à un nouveau locataire) ou si des améliorations sont apportées à la propriété.

Si aucune modification n’est apportée à la propriété, les propriétaires n’ont rien à faire.

Les déclarations se font en ligne via le biens immobiliers section du site des impôts personnels d’un propriétaire, avec une date limite au 30 juin. Lire notre article ici pour plus d’informations sur les déclarations.

La déclaration est utilisée par l’administration fiscale pour évaluer si le taxe foncière pour résidence secondaire (taxe d’habitation) devrait être perçu.

Les grandes entités ciblées

Lorsque la déclaration a été introduite pour la première fois en 2023, une amende de 150 € par bien non déclaré a également été annoncée.

La confusion lors de la première déclaration a conduit les autorités à confirmer qu’aucune amende ne serait imposée en cas de non-achèvement au cours de la première année.

Malgré le ralentissement du processus, des amnisties similaires ont été accordées en 2024 et 2025 aux propriétaires qui n’avaient pas effectué les mises à jour requises. L’année dernière, Amélie de Montchalin, alors ministre des Comptes publics, a déclaré que des amendes seraient enfin imposées aux propriétaires qui ne feraient pas de déclaration correcte à partir de 2026.

Cependant, les autorités ont une fois de plus repoussé l’application de la loi.

Au lieu d’infliger une amende à tous ceux qui ne déclarent pas correctement les modifications, les sanctions seront limitées aux « grands propriétaires », c’est-à-dire aux personnes morales ou aux propriétaires possédant plus de 200 logements.

Cela s’applique en grande partie à environ 3 400 entités qui n’ont pas déclaré correctement leurs propriétés, notamment les autorités locales, les prestataires de logements sociaux et les investisseurs institutionnels.

Ils sont ciblés car des déclarations incorrectes peuvent conduire à la distribution de factures fiscales incorrectes aux locataires, ce qui peut entraîner une surfacturation – affectant le pouvoir d’achat du locataire – ou une sous-facturation, laissant les autorités locales avec un déficit de financement à combler.

Un rapport de la cour des comptes publics (Cour des comptes) estimait en 2025 qu’un tiers des biens immobiliers non déclarés correctement via la plateforme biens immobiliers appartenaient à des personnes ou à des propriétaires détenant plusieurs biens immobiliers.

« Nous avons identifié un certain nombre de propriétaires qui ont une obligation de déclaration mais qui déclarent à peu près n’importe quoi, comme ils peuvent, voire rien du tout », a déclaré l’année dernière le directeur de la gestion fiscale de la DGFiP, Olivier Touvenin, alors que les autorités étaient clairement préparées au changement de position de cette année.

Les groupes qui risquent une amende ont reçu une lettre en avril les informant de la sanction imminente.

« Ils doivent présenter leurs observations, notamment les difficultés qu’ils auraient rencontrées avec le service en ligne, dans un délai d’un mois à compter de la sanction », a indiqué un porte-parole de la DGFiP. Le Figaro.

Une fois l’amende émise, vraisemblablement après juin, si les propriétaires ne mettent pas correctement à jour les détails, ils doivent payer dans les 45 jours.

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