Sarkozy est entré à La Santé pour y purger sa peine de cinq ans

Les privilèges de Sarkozy en prison et les images des tristes adieux à son épouse, Carla Bruni

Comme l'a décidé le tribunal de Paris le 25 septembre, Nicolas Sarkozy est entré en prison pour purger une peine de cinq ans de prison pour le financement illégal par le régime libyen de Mouammar Kadhafi de la campagne électorale de 2007 qui lui a ouvert les portes de l'Elysée. Ainsi, l'ancien président de la France entre 2007 et 2012 marque un précédent judiciaire dans l'histoire du pays, et de l'Union européenne, en devenant le premier dirigeant politique à entrer en prison.

Il était peu après neuf heures du matin lorsque Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse, Carla Bruni, et de leurs enfants, a quitté son domicile du 16e arrondissement de Paris, direction La Santé, la prison où il dormira ce soir. Certes, bien qu’il s’agisse d’une prison surpeuplée (en août 2025, elle accueillait 1 243 détenus dans un établissement prévu pour 657), l’ancien homme politique bénéficiera d’importants privilèges.



Sarkozy est entré à La Santé pour purger sa peine de cinq ans. Photo de : Gtres

Les privilèges de Nicolas Sarkozy à la prison de La Santé

Condamné à cinq ans de prison, les avocats de Nicolas Sarkozy ont annoncé qu'ils présenteraient rapidement une demande de libération provisoire, mais la résolution pourrait arriver, au plus tôt, d'ici un mois. Un temps que l'ancien président passera à La Santé, mais pas comme un autre prisonnier.

Cela a été révélé par les médias français et confirmé par la section française de l'Observatoire international des prisons, qui assure que Sarkozy sera dans l'aile d'isolement de la prison, séparé des autres détenus tant dans les cellules que dans la cour et dans la salle d'activités. Une décision qui répondrait à la fois à son statut d’ancien président et à des raisons de sécurité.

Ainsi, l'ancien homme politique vivra dans une cellule de neuf mètres carrés qui, en plus de disposer de stores conçus pour limiter la communication entre les détenus, dispose d'une douche privée, d'un bureau, d'une télévision et d'une ligne téléphonique.

Comme l'a souligné l'entourage de Sarkozy, ces conditions particulières sont « une mesure de sécurité logique » compte tenu de sa notoriété publique et des risques potentiels qu'impliquerait sa coexistence avec d'autres détenus.

De plus, l'ancien président français pourra recevoir de la correspondance et des visites trois jours par semaine, au lieu d'un comme le reste des détenus. Un privilège dont Carla Bruni profitera sûrement pour retrouver son mari, après les adieux amers qu'ils ont eu ce matin.

Carla Bruni voulait accompagner son mari en prisonCarla Bruni voulait accompagner son mari en prison. Photo : EFE

Les images d'une Carla Bruni dévastée disant au revoir à son mari et les derniers mots de Sarkozy

Visiblement affectée, on a pu voir Carla Bruni accompagner son mari à La Santé. Vêtue d'un noir rigoureux, la chanteuse et ancienne première dame est arrivée main dans la main avec son mari, à qui elle a dit au revoir avec un câlin et un tendre baiser tout en essayant de retenir ses larmes. Un adieu amer qui intervient peu après la lettre d'adieu que Nicolas Sarkozy a publiée juste avant son entrée en prison.

Les tristes adieux de Carla Bruni et Nicolas SarkozyLes tristes adieux de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Photo : Europa Press / Gtres

« En ce moment où je m'apprête à franchir les murs de la prison de La Santé, mes pensées vont aux Français et aux Français de toutes conditions et de toutes opinions. Je veux vous dire avec la force inébranlable qui est la mienne que ce n'est pas un ancien président de la République qui est incarcéré ce matin, c'est une personne innocente », commence l'ancien homme politique en disant dans sa lettre, dans laquelle il clame son innocence: « Je continuerai à dénoncer ce scandale judiciaire, cette épreuve de la croix que je subis depuis plus de dix ans.

A propos de son entrée en prison, Sarkozy souligne : « Je ne demande aucun privilège, aucune faveur. Je ne me lamente pas, car ma voix est entendue. Je ne me lamente pas parce que ma femme et mes enfants sont à mes côtés, et mes amis sont innombrables. Mais ce matin, j'éprouve une profonde tristesse pour la France, humiliée par l'expression d'une revanche qui a porté la haine à un niveau sans précédent. »

Pour terminer son message, l'ancien homme politique a écrit : « Je n'ai aucun doute. La vérité triomphera. Mais le prix à payer aura été écrasant… »





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